Sourires d’Afrique est une belle histoire d’amour (et d’humour) entre l’auteur et son publique toujours fidèle. Tout commença en 1999 lorsque Diallo, alors étudiant en Génie Informatique et Mathématique, décida de créer un site personnel qui regrouperait des blagues universelles adaptées à l’humour perçant du Sénégal. Très vite, le site connut un succès fulgurant et « Les Blagues de Tonton Ali » devint le symbole d’une communauté estudiantine à l’affût de la bonne humeur sénégalaise.
Désormais, vous pouvez déguster les blagues de Tonton Ali à tête reposée grâce à ce premier volume inédit. Dans un souci d’universalité et de bienséance, les blagues, devinettes et citations furent sélectionnés pour les grands enfants et jeunes adultes. Ainsi l’humour cru ou obscène et les références aux sujets sensibles furent délibérément écartés de cet ouvrage.
Extraits :
ACCOUCHEMENT A DAKAR
Dans un quartier populaire de Dakar, la femme de Modou-Modou est en train d'accoucher en plein milieu de la nuit. Le médecin de garde arrive bientôt et constate avec désolation que l'électricité ne fonctionne plus dans la maison (on est à Dakar...).
Le paysan explique que ces pannes sont fréquentes dans le coin, c'est pourquoi il a toujours une lanterne à portée de la main.
Le médecin demande au futur père de tenir la lanterne au dessus de sa femme et il dit bientôt:
“Je vois votre bébé arriver, il est magnifique.”
Le bébé est en effet tout noir avec des gros yeux, bref un vrai petit Sénégalais, et apparemment bien portant. Le docteur s'exclame bientôt:
“Rapprochez un peu la lampe, je crois qu'il y en a un autre !”
Au bout de quelques minutes, un second bébé, une fille cette fois, vient au monde.
Et juste un peu plus tard, le docteur dit:
“Revenez ici avec la lampe, il y en a encore un !”
Et Modou-Modou de dire en se grattant la tête:
“Boy, docteur, est-ce que c'est pas la lumière qui les attire?
LES MOUCHES AU SENEGAL
Ni-Ndiaye, un jeune Sénégalais, arrive dans sa chambre et voit sa femme, Binta, avec une tapette à mouches...
Celui-ci, perplexe, lui demande:
“Wa mais, Binta-Cherie, que fais-tu?”
Binta répond:
“Hey, cheri-coco, je sasse (chasse) les mousses.”
“Ah bon, et tu les as tuées?” demande Ni-Ndiaye.
“Wa-waw (oui)! répond Binta, j'ai tué trois mâles et deux femelles.”
Intrigué, il lui demande:
“Mais Binta-Cherie, comment fais-tu la différence entre les mâles et les femelles?”
Et Binta de répondre:
“Trois étaient sur une tasse de Ataya et deux sur ma boite de khéssal…”
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