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Mali : le JNIM exécute des soldats capturés près d'Anéfis

Mali : le JNIM exécute des soldats capturés près  d'Anéfis
Dix-huit militaires maliens désarmés, faits prisonniers après l'embuscade du 18 juillet 2026 dans la zone de Tabrichat (région de Gao), ont été sommairement exécutés par le JNIM, qui a lui-même diffusé les images. Un crime de guerre commis alors que la coalition jihadiste et indépendantiste affiche une position de force face à des FAMa affaiblies.

Dix-huit prisonniers exécutés, un crime de guerre Au terme de l'embuscade du 18 juillet 2026, dix-huit soldats maliens qui s'étaient rendus, désarmés, ont été sommairement exécutés par le JNIM, dans la zone de Tabrichat, région de Gao. Le groupe a lui-même diffusé les images : des militaires désarmés abattus à terre. Plusieurs sources y identifient Hamza Ag Iyad, fils d'Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement. L'exécution de prisonniers de guerre constitue un crime de guerre. Sollicité, l'état-major malien n'a pas réagi à ces exécutions. 
Une embuscade qui révèle l'affaiblissement des FAMa Ces exécutions n'ont pas eu lieu au combat. Elles ont suivi l'attaque d'un convoi parti d'Anéfis vers Gao, tombé dans une embuscade du JNIM et du Front de libération de l'Azawad (FLA). Une cinquantaine de soldats ont été tués et au moins vingt-quatre capturés, l'un des pires revers des FAMa en quinze ans. Les paramilitaires de l'Africa Corps, en tête de colonne, seraient d'ailleurs arrivés à Gao sans perte, selon un élu local évoquant un défaut de coordination. Officiellement épaulée par les paramilitaires russes de l'Africa Corps, la junte d'Assimi Goïta n'a pourtant empêché ni la chute de Kidal et la mort de son ministre de la Défense en avril, ni le blocus de Bamako depuis 2025, ni, aujourd'hui, l'exécution filmée de ses propres soldats.
Un groupe qui remet en scène sa violence Ayant durant un temps cultivé une image plus lisse et plus discrète afin de gagner l’approbation des populations, le JNIM renoue désormais avec ses anciennes méthodes. Là où il se contentait de revendiquer, il orchestre désormais la mise en scène vidéo de ses exactions, arme de propagande visant l'emprise psychologique. Le FLA, allié sur le terrain, prend toutefois ses distances : « Le JNIM a exécuté ses propres prisonniers », affirme un chef indépendantiste.
Quand un groupe armé filme ses crimes sans crainte de sanction, quel signal envoie-t-il aux populations du Sahel ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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