Comment le régime des Al-Nahyane détourne l’argent des pauvres paysans européens
Par Nabil D. – Un nouveau scandale secoue la politique agricole européenne commune (PAC). Ces derniers jours, plusieurs médias alternatifs européens ont relayé des informations mettant en cause l’attribution de subventions agricoles européennes à une exploitation liée à la famille royale des Emirats arabes unis, l’une des plus fortunées au monde.
Selon ces médias, l’exploitation concernée, qui s’étend sur près de 57 000 hectares en Roumanie, a bénéficié de montants particulièrement élevés au titre de la PAC. Les chiffres avancés font état de plus de 71 millions d’euros d’aides perçues entre 2019 et 2024, dont environ 10,5 millions d’euros pour la seule année 2024.
Ces révélations ont trouvé un écho inattendu dans les médias audiovisuels traditionnels. Un reportage diffusé au journal télévisé de 20 heures de France Télévisions s’est penché sur le sujet, mettant en lumière les mécanismes d’attribution de certaines aides agricoles européennes et les interrogations qu’ils suscitent.
Cette situation illustre les dérives d’une PAC accusée de privilégier les très grandes exploitations au détriment des agriculteurs les plus fragiles. Ils soulignent le contraste entre ces montants considérables et les difficultés économiques rencontrées par de nombreux exploitants français. Dans un contexte marqué par l’endettement, la pression sur les revenus agricoles et la crise du monde rural, plusieurs organisations rappellent régulièrement la gravité du mal-être paysan. Les statistiques sur les suicides dans la profession alimentent également le débat sur la répartition des soutiens publics, pendant que les richissimes Al-Nahyane siphonnent les caisses européennes.
Face à ce scandale, la Commission européenne reconnaît la nécessité d’améliorer le ciblage des aides. Interrogés sur ces versements, des responsables européens ont indiqué que les mécanismes de soutien au revenu devaient être mieux orientés afin de répondre plus efficacement aux objectifs de la politique agricole commune.
Cette réponse ne convainc cependant pas les quelques élus qui n’ont pas encore été contaminés par la pandémie de corruption qui a atteint les institutions européennes, lesquels affirment avoir déjà alerté Bruxelles sur cette question il y a plusieurs années sans obtenir de réforme substantielle. Pour eux, l’affaire met en évidence les limites d’un système fondé principalement sur la superficie des terres exploitées, ce qui tend mécaniquement à favoriser les plus grands propriétaires fonciers.
Alors que les discussions sur l’avenir de la PAC se poursuivent, cette affaire relance le débat sur l’équité de l’utilisation des fonds européens qui semblent surtout servir à rendre les plus riches encore plus riches.
N. D.
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