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Burkina Faso

Coopération : « Les États-Unis respectent la souveraineté du Burkina Faso ainsi que son droit à définir sa propre orientation économique », dit l'ambassadeur des USA au Burkina

 

Les Etats-Unis d’Amérique (USA) célèbrent, le 4 juillet 2026, le 250e anniversaire de leur indépendance. La célébration est marquée par des festivités lancées à cet effet. C’est dans ce cadre que l’ambassade des Etats-Unis au Burkina a, vendredi, 26 juin 2026 à Ouagadougou, convié de nombreux partenaires et invités autour de l’évènement. Ce moment marque également, présente la représentation diplomatique, le 66e anniversaire du partenariat continu avec le Burkina Faso.


Cette année, la célébration de la fête de l’indépendance au Burkina a donc connu une innovation majeure. En effet, outre la partie solennelle dédiée aux discours officiels, la célébration a impliqué une foire qui s’est déployée au sein de la représentation diplomatique. Elle a permis aux nombreux invités de découvrir les entreprises et produits américains, et de s’essayer aux multiples jeux et loisirs. C’est dans ce décor à la fois festif et de découverte des multiples richesses historiques, culturelles, modernes et technologiques des USA, que place a été faite au volet solennel de cette journée de célébration.


Mme l’ambassadrice et le ministre des Affaires étrangères, faisant leur entrée dans l’espace dédié à la cérémonie solennelle.



Mise en place des officiels, avec le gouvernement burkinabè représenté par le ministre des Affaires étrangères, entrée des drapeaux, exécution des hymnes du Burkina et des USA, puis les discours avec en premier lieu l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, Joann Lockard. Elle va d’abord adresser des propos de bienvenue à ses invités avant de situer la date dans son contexte. « Il y a 250 ans, de vaillants patriotes américains proclamaient au monde que tous les hommes naissent égaux. Ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur », a rappelé l’ambassadrice.



Bien au-delà d’une simple déclaration d’indépendance à l’égard d’une puissance coloniale, dit-elle, ces mots constituaient la proclamation d’un idéal universel ; celui selon lequel la dignité humaine appartient à chaque être humain, dans chaque nation, du seul fait de son humanité. « Aujourd’hui, ces idéaux se trouvent défiés par ceux qui cherchent à répandre la terreur et la division, en propageant des idéologies de violence et d’oppression à travers le monde, y compris ici, au Sahel. Cependant, aucune nation engagée dans ce combat ne saurait être abandonnée à son sort. Tout au long de ces 66 années de partenariat, les États-Unis n’ont cessé de se tenir aux côtés du peuple burkinabè, dans les heures fastes comme dans l’épreuve, dans les années de parfaite convergence politique comme dans celles où nos vues ont pu diverger. Aujourd’hui, comme en 1960, aux premières heures de l’indépendance de ce pays, notre engagement à vos côtés demeure entier. Comme le disent si bien les Mossis : ‘‘ Yaa gel ne waooga kogendame la pa waand ye’’ (peut se comprendre littéralement : les dents mordent parfois la langue, mais ce n’est pas pour autant qu’elles se séparent, Ndlr) », a présenté la représentante diplomatique, pour qui, « le peuple burkinabè chérit son indépendance et sa souveraineté, tout comme le peuple américain ».



Tout comme les Américains, les Burkinabè aspirent à la justice et à un monde plus sûr pour leurs enfants ; ils aspirent ardemment à ce que leurs combattants au front retrouvent enfin leurs familles dans la paix et la prospérité, ajoute l’ambassadrice M. Joann Lockard.


« Ensemble, nous œuvrons avec détermination à la réalisation de ces objectifs qui concourent à l’édification d’un Burkina Faso fort, indépendant et stable, tout en contribuant à faire des États-Unis, une nation plus sûre, plus forte et plus prospère. Cet avenir doit se fonder sur une croissance économique profitable à nos deux nations », souligne la diplomate américaine, ajoutant que c’est dans cette perspective de promouvoir le développement économique des deux pays que le gouvernement des États-Unis propose divers programmes destinés à favoriser l’essor des entreprises burkinabè.



Le Burkina Faso partage l’aspiration de vivre libre, digne, fier et maître de sa destinée


« C’est à travers notre partenariat avec le gouvernement et le secteur privé du pays que nous œuvrons à investir dans l’avenir du Burkina Faso. Le secteur privé américain est également présent dans ce beau pays, avec des investissements en accroissement constant. Attachées au principe du partenariat d’égal à égal, les entreprises américaines travaillent en partenariat avec leurs homologues burkinabè pour y apporter investissements, transferts de technologie, formations et accès aux marchés. Les entreprises burkinabè ici présentes et engagées dans des partenariats avec des entreprises américaines en sont une illustration concrète. Elles démontrent que lorsque les entreprises américaines et burkinabè conjuguent leurs efforts, c’est l’ensemble des parties qui en retirent les bénéfices. Aux chefs d’entreprise burkinabè ici réunis, sachez que vous incarnez le pont qui unit nos deux nations. C’est par votre engagement que cette collaboration devient réalité, et les États-Unis se réjouissent de cette coopération gagnant-gagnant. (…). C’est dans ce même esprit de collaboration que j’ai l’honneur d’annoncer la création d’une nouvelle Chambre de commerce des États-Unis (AmCham) au Burkina Faso, placée sous le leadership de Monsieur Karim Lankouandé, président actuel de l’institution. Elle se consacrera à l’ouverture de nouvelles opportunités commerciales, à la réduction des barrières au commerce, ainsi qu’au rapprochement des entreprises burkinabè et américaines. Les États-Unis respectent la souveraineté du Burkina Faso ainsi que son droit à définir sa propre orientation économique », apprécie Joann Lockard .



Selon le ministre des Affaires étrangères du Burkina, Karamoko Jean Marie Traoré, ces 250 années d’histoire rappellent qu’une nation peut traverser des siècles, lorsqu’elle demeure fidèle à ses convictions fondamentales. « Elle démontre également que les peuples qui assument pleinement leur destin sont capables de transformer les épreuves en opportunités et les idéaux en réalités », avance le ministre, transmettant ici les « chaleureuses félicitations » du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, aux USA pour le combat mené jusque-là et qui inspire le Burkina Faso.



« Les pères fondateurs de votre nation ont proclamé, il y a de cela plus de deux siècles, une conviction simple, mais révolutionnaire : celle selon laquelle, un peuple est libre de choisir son destin, et en consacrant le droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la quête du bonheur. Ils ont posé les bases d’un idéal qui a, au fil du temps, dépassé les frontières américaines pour inspirer de nombreux peuples à travers le monde. Et ces principes continuent aujourd’hui d’interpeler les consciences et rappellent que la liberté n’est jamais définitivement acquise et qu’elle exige de chaque génération, courage, responsabilité et engagement », commente le patron de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, affirmant que cette leçon conserve aujourd’hui toute son actualité.



L’histoire des USA rencontre sur plusieurs aspects, convainc-t-il, celle de nombreux peuples qui, à travers le monde, poursuivent la même aspiration fondamentale : vivre libre, digne, fier et maîtres de leur destinée. « Et le Burkina Faso partage profondément cette aspiration. En effet, notre peuple a toujours affirmé son attachement à la souveraineté, à sa dignité et à son droit de définir librement ses choix de développement. Et je voudrais saisir cette opportunité pour saluer la position des USA que vous venez de mentionner tantôt, qui consiste à respecter le choix souverain du Burkina Faso », s’accorde le ministre Traoré, saluant au passage la tenue prochaine de la première session du groupe de travail conjoint, dont il se convainc également que le cadre permettra de dresser un dialogue lucide de la coopération, identifier de nouvelles opportunités et ouvrir un nouveau chapitre du partenariat.



« Je nourris l’espoir que cette initiative soit la première étape de nos longues chaînes d’activités et des résultats qui viendront jalonner notre belle coopération », exprime le ministre, réitérant la disponibilité du gouvernement du Burkina Faso à jouer sa partition et à faire en sorte que « la belle relation d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et les USA » se consolide d’année en année, selon les aspirations des deux peuples.


O.L. Anita Mireille Zongo Lefaso.net


 


Article publié le Sunday, June 28, 2026