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Russie. Les autorités continuent de réprimer la dissidence en infligeant une lourde peine de prison à l’opposant politique Maxime Krouglov

 

Russie. Les autorités continuent de réprimer la dissidence en infligeant une lourde peine de prison à l’opposant politique Maxime Krouglov


En réaction à l’annonce de la condamnation de Maxime Krouglov, vice-président du parti d’opposition Iabloko et ancien député de la ville de Moscou à la Douma, à une peine de sept ans d’emprisonnement pour des publications sur les réseaux sociaux évoquant les nombreuses victimes civiles à Boutcha, Marioupol et ailleurs en Ukraine, Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International, a déclaré :


« Maxime Krouglov a été condamné à une lourde peine d’emprisonnement, non pas pour une infraction prévue par la loi, mais uniquement pour avoir exprimé son opinion et appelé à une enquête sur des crimes de guerre présumés. Il fait partie des centaines de personnes actuellement prises pour cibles en Russie parce qu’elles expriment leur opposition à la guerre.


« Cette peine vise à le punir d’avoir demandé justice pour les victimes de la guerre d’agression contre l’Ukraine, et elle s’inscrit également dans une campagne plus vaste d’attaques contre le parti Iabloko avant les élections législatives prévues en septembre. Maxime Krouglov figure parmi plusieurs membres de Iabloko ciblés par la campagne que mènent les autorités pour réduire au silence le seul parti politique officiellement enregistré en Russie qui appelle ouvertement à la fin des hostilités.


« Les autorités russes doivent libérer immédiatement et sans condition cet homme et toutes les autres personnes emprisonnées uniquement pour s’être opposées pacifiquement à la guerre d’agression menée contre l’Ukraine par la Russie. Elles doivent annuler leurs condamnations et abroger toutes les lois instaurant une censure sur les sujets liés à la guerre. »


Complément d’information


Mercredi 24 juin, le tribunal du district de Zamoskvoretsky, à Moscou, a condamné Maxime Krouglov à sept ans d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire. Il a été arrêté à Saint-Pétersbourg en octobre 2025 pour avoir « sciemment diffusé de fausses informations » sur les Forces armées russes dans des publications sur les réseaux sociaux Telegram et VKontakte évoquant les victimes civiles en Ukraine, notamment à Marioupol et Boutcha.


Peu après son arrestation, Maxime Krouglov a été intégré à la liste des personnes « terroristes et extrémistes » dressée par les autorités russes. En décembre 2025, un autre vice-président du parti Iabloko, Lev Chlosberg, a été inculpé des mêmes chefs d’accusation. Au moins neuf militant·e·s du parti ont fait l’objet de poursuites pénales, plusieurs dizaines d’autres ont été placés en détention administrative et 12 de ses responsables ont été désignés comme « agents de l’étranger », ce qui les disqualifie pour les prochaines élections à la Douma.




 


Article publié le Sunday, June 28, 2026