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Optimisation des contrôles à Settat pour la préservation des femelles et la relance du cheptel

Optimisation des contrôles à Settat pour la préservation des femelles et la relance du cheptel



Contrôle du cheptel: une opération cruciale pour la préservation des femelles



Dans une exploitation agricole de la province de Settat, le calme habituel est rompu par l’arrivée d’une commission de contrôle. Entre les enclos, les agents, carnet en main, procèdent à la vérification minutieuse des bêtes marquées quelques mois plus tôt. Ici, aucune place pour l’approximation: chaque numéro compte, chaque femelle doit être présente.


Lancée le 24 mars, cette opération de suivi s’inscrit dans le prolongement d’une première phase consacrée à l’identification et au marquage du cheptel, menée en août dernier. Les autorités passent désormais à une étape de contrôle in situ, afin de s’assurer du respect par les éleveurs de leur engagement à préserver les femelles recensées.




«C’est une bonne chose. Les femelles doivent être conservées. On ne peut pas les abattre si l’on veut voir le cheptel augmenter», souligne un éleveur. «En préservant ce que nous avons, nous n’aurons plus besoin d’importer. Le pays peut largement subvenir à ses besoins», ajoute-t-il, convaincu du bien-fondé de cette mesure.


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Sur le terrain, les contrôleurs comparent les numéros de marquage, vérifient les documents et recoupent les informations. «Cette opération vise à contrôler les éleveurs après les phases de marquage et d’identification du bétail», explique Younes Aatany, directeur provincial de l’agriculture. «Nous vérifions que les femelles identifiées lors de la première phase, en août, sont toujours présentes, condition nécessaire pour que l’éleveur puisse bénéficier de la deuxième tranche du soutien financier», précise-t-il.


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Dans cet élevage, 32 têtes avaient été recensées lors du premier passage. Les agents s’assurent désormais que les femelles portant les numéros d’identification sont toujours là. «On se base sur les données collectées initialement. Si les femelles sont toujours présentes, l’éleveur peut prétendre à un appui supplémentaire de 300 dirhams par brebis et 200 dirhams par chèvre», détaille-t-il.


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Au-delà du cheptel, les vérifications s’étendent également aux données administratives. Carte nationale, numéro de téléphone, identité de l’éleveur… tout est passé au crible afin de prévenir toute irrégularité et de garantir la transparence du dispositif.


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Pour les autorités, cette opération va au-delà d’un simple contrôle. «Il s’agit à la fois d’un dispositif d’accompagnement des éleveurs et d’un levier pour la reconstitution du cheptel national, en volume comme en qualité sanitaire», souligne le responsable.


Un objectif d’autant plus accessible que les conditions climatiques sont favorables. «Les dernières précipitations enregistrées dans plusieurs régions, notamment à Settat, offrent des pâturages propices, ce qui devrait faciliter la reconstitution du cheptel», conclut-il.








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Laura Tournon



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