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RAPHAEL GOMIS : Autobiographie

 Je m’appel Rafaël, je suis né à Paris le huit septembre 1979 d’une mère franco-luxembourgeoise et d’un père portugais, Capverdien. Mon père était absent a ma naissance car, recherché depuis longtemps par interpole pour des voles de bijouteries et de banques en France, en Suisse et au Luxembourg je ne fit sa connaissance que pour mes quinze ans. Ma mère, elle, avec trois enfants à charge dont le petit dernier « Rafaël », refit sa vie avec un homme que je ne pus jamais appeler « papa », mais pour qui j’avais un amour bien au-delà que celui que réserve certains autres enfant à leur père.

 Depuis les cours élémentaires jusqu’au lycée, je suis passé de classes en classes

Avec beaucoup de difficultés et un rejet certain pour les études . Papillonnant, pensant à la structure de ma prochaine cabane dans les bois voisins .

 A quinze ans je rencontre mon père pour la première fois, qui avait fait des recherche parmis les quelques soixante millions de français pour me retrouver. Je le reconnais tout de suite et lui saute dans les bras et prononce pour la première fois de ma vie ce mot si commun, « papa ». Ensuite je découvre un pays, le Portugal, une langue, des traditions, puis une famille, des sœurs une grand-mère, veuve, une photo de son défins mari … Un noir !!! Un Capverdien ; à nouveau je découvre un pays des hommes et des femmes des traditions éloignées et une histoire…Un passé d’esclave et finalement des origines d’esclave.
 Quinze ans je me met à lire, tout d’abord l’histoire du Portugal et du Cap-Vert puis des auteurs français des poètes, tel que Baudelaire, Rimbaud en qui je m’identifies, Verlaine, Mallarmé, Paolo Coello etc… En musique j’opte, à contre courant des jeunes de mon age pour Georges Brassens, Jacques Brel et Serge Gainsbourg .

 Seize ans ma mère et mon « papou » divorces… Nous quittons la maison le jardin, le confort du pavillon de banlieue pour un studio bien meublé (enfin ce qui tien dedans !! )

 Dix-sept ans je quitte l’école après plusieurs fugues et me met au travaille ; sans diplômes, je réalise alors la dure loi de la vie.
 Dix-neuf ans je réalise que je suis homosexuel et met plusieurs mois à l’accepter. Pendant une courte période je bois soixante-dix centilitres de whisky par jours et dans ma soûlographie, je vois des flash back de certaines pensées et situations passées qui me font accepter que je suis homo- et que cela n’était qu’enfoui dans une zone aride de mon cerveau.

 Vingt ans mon père fait son come-back, (une fois ruiné) et ma mère l’accueil les bras ouverts. Après de multiples disputes diverses au sujet de ma sexualitée e autres, je préfère m’en aller (quand le vieux male revient sur son territoire le jeune n’à plus qu’à s’en aller !) .

La même année je rencontre la personne avec qui je vis actuellement ( trois ans dans quelques jours)

 Vingt et un ans, je travaille dans un cercle de jeux ou mon père venait jouer lorsqu’il avait à peu près le même age (ayant fuis le régime dictatorial de Salazar), curieuse co-incidence !!!

 Vingt quatre ans, je reprends des études et me remet à l’écriture.

« Qui sait, peut-être serais-je lu par d’autres plus tard »

:: Journée Internationale de la Femme
 
8 mars 2010

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