Le retrait à l’unanimité de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) à Paris marque une reconnaissance internationale majeure des efforts de modernisation du système financier national. Menée sous l’égide des plus hautes autorités de l’État, représentées lors de cette session historique par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou, cette décision couronne un processus de réformes législatives et réglementaires profondes engagées ces dernières années pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Pour l’expert en régulation financière et bancaire, Idir Saci, ce succès est le résultat direct de «dispositions correctives» concrètes et rigoureuses. Il met notamment en avant le rôle de la Banque d’Algérie dans l’encadrement des transactions en espèces, le contrôle strict des transferts liés aux importations, et la généralisation de la procédure KYC (connaissance du client) au sein des banques et d’Algérie Poste. Saci souligne également le renforcement stratégique des pouvoirs de la Cellule de traitement du renseignement financier, garantissant une plus grande transparence en conformité avec les normes internationales.
De son côté, l’expert en développement économique, Abderrahmane Hadef, qualifie cette sortie de la liste grise d’étape cruciale pour le système national. Selon lui, cette décision démontre la capacité et la réactivité de l’arsenal législatif algérien à s’adapter rapidement aux exigences mondiales depuis 2024. En modernisant les mécanismes de contrôle et le registre de commerce, l’Algérie envoie un signal fort qui rétablit la confiance internationale dans son environnement financier et commercial. Enfin, le professeur d’économie Slimane Nacer insiste sur l’impact positif et immédiat de cette mesure sur l’économie réelle. Il affirme que cette consécration va considérablement améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité de l’Algérie pour les investissements directs étrangers (IDE).
De plus, Nacer précise que ce retrait éliminera les obstacles bancaires internationaux auxquels les opérateurs économiques algériens étaient confrontés lors de leurs transactions à l’étranger, libérant ainsi le potentiel d’exportation du pays.
R. E.
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Article publié le dimanche 21 juin 2026
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