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Mosquée de Moroni : les forces de l’ordre empêchent une prière pour Sambi

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L’affaire de l’état de santé de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi continue de provoquer de fortes tensions aux Comores.Alors que les récentes révélations médicales évoquent une ischémie cardiaque nécessitant des examens spécialisés indisponibles dans le pays, les appels en faveur d’une évacuation sanitaire se multiplient. Plusieurs partis politiques, des personnalités de la société civile ainsi que de nombreux citoyens estiment que l’ancien chef de l’État, emprisonné depuis près de huit ans, doit pouvoir accéder aux soins nécessaires afin d’éviter une aggravation de son état de santé.


Dans ce contexte, un nouvel épisode est venu envenimer la situation ce vendredi à Moroni. Selon plusieurs témoignages, des membres de l’opposition et de simples citoyens avaient prévu de se rendre à la mosquée historique de Moroni afin d’organiser une prière collective pour la santé de l’ancien président. L’initiative se voulait avant tout religieuse et humanitaire, dans un pays où les appels à la prière pour les malades font partie des traditions profondément ancrées dans la société.


Mais sur place, les forces de l’ordre et des éléments militaires se sont déployés aux abords de la mosquée. La foule aurait été empêchée d’accéder aux lieux, provoquant une vive tension entre les participants et les autorités.


Au cours de l’incident, l’opposant Razida aurait été interpellé puis conduit dans un poste de police. Les circonstances exactes de son arrestation n’étaient pas encore officiellement précisées au moment où nous écrivons ces lignes.


Cet événement intervient alors que le débat autour du cas Sambi ne cesse de prendre de l’ampleur. Après les déclarations du parquet affirmant que l’ancien président se trouvait dans un état stable, puis la publication d’informations médicales faisant état d’une pathologie cardiaque nécessitant des examens plus poussés, la question de son accès aux soins est devenue un sujet national.


Pour ses partisans, empêcher une prière organisée en faveur d’un malade risque d’être perçu comme un durcissement supplémentaire dans un dossier déjà extrêmement sensible. Pour les autorités, la mesure pourrait être justifiée par des impératifs de maintien de l’ordre public.


Une chose est certaine : loin de s’apaiser, l’affaire Sambi continue de susciter émotion, inquiétude et divisions au sein de l’opinion publique comorienne.


ANTUF Chaharane


 


 





Article publié le dimanche 14 juin 2026
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