JOS (Nigeria) (AFP) — Seize nigériens ont été arrêtés dans la ville nigériane de Jos (centre) en relation avec les violences des jours derniers qui ont fait au minimum 200 morts, ont annoncé les autorités de l'Etat de Plateau.
"Seize mercenaires présumés sont venus de la République du Niger pour participer aux violences. Ils ont été arrêtés et sont actuellement interrogés", a déclaré à l'AFP le commissaire (ministre) à l'Information de l'Etat du Plateau, Nuhu Gagara.
Selon lui, ces personnes étaient armées au moment de leur arrestation.
L'ambassadeur du Niger, Isa Ibrahim, qui s'est rendu à Jos, a démenti ces informations et affirmé à l'AFP que ces personnes étaient des "vendeurs d'eau qui vivaient depuis longtemps à Jos".
Le diplomate a en revanche affirmé que 50 Nigériens avaient péri dans les affrontement de la fin de semaine dernière, mettant en garde contre "toute déclaration qui pourrait rallumer l'incendie".
Les violences entre chrétiens et musulmans qui ont embrasé vendredi et samedi Jos à la suite de la contestation des résultats d'une élection locale ont fait au moins 200 morts selon un premier bilan livré dimanche Nuhu Gagara, près du double selon d'autres sources.
Le calme a été rétabli lundi avec l'envoi massif de troupes fédérales qui depuis 48 heures quadrillent dans la capitale de l'Etat de Plateau, une ville d'un million d'habitants.
Les renforts militaires ont commencé à affluer dimanche de Kaduna, 200 km au nord-ouest, et d'autres troupes sont arrivées lundi d'Abuja, la capitale fédérale.
En septembre 2001, Jos avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre chrétiens et musulmans, pendant une semaine, faisant des centaines de morts.
Article publié le Sunday, December 7, 2008