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Villes & Régions
HIVERNAGE : Période morose pour le commerce à Rufisque
Derrière le comptoir de sa boutique remplie de marchandises, Saliou Ndiaye a le regard rivé sur sa calculette. D’habitude très fréquentée par une clientèle venue s’approvisionner en produits divers, la boutique de ce grossiste établi à Rufisque est presque déserte ce matin. Seuls les préposés au déchargement ou chargement des produits s’activent à mettre de l’ordre dans la boutique. Cela n’étonne guère le commerçant car, précise-t-il, les clients viennent à tout moment faire leurs achats. « Ils peuvent venir nombreux le matin ou le soir. Tout dépend de leur calendrier », estime le grossiste. Mais, s’empresse t-il d’ajouter : « même si les clients continuent de venir , ils n’achètent plus comme avant, mais ils prennent les marchandises à crédit et certains ont parfois du mal à rembourser dans les délais ». La raison évoquée partout est que les gens n’ont plus assez de ressources pour acheter. Même si, précise encore le commerçant de Rufisque, actuellement les prix de la plupart des denrées de premières nécessités ont enregistré une baisse substantielle. Il en veut pour preuve le prix du riz dont le sac parfumé s’échange actuellement entre 12 300 et 16 000 Fcfa. Le riz ordinaire est vendu à 12 000 Fcfa.
Non loin de la boutique de Saliou Ndiaye, un vendeur de téléphones portables déplore aussi le ralentissement des activités, les clients arrivent au compte-goutte. « C’est vraiment une période de vaches maigres que nous traversons, peut-être que c’est l’hivernage qui l’explique, car la plupart des ruelles sont envahies par les eaux de pluie, les clients deviennent rares », tente d’expliquer, Cheikh Thiam, gérant du magasin et en même temps réparateur de téléphone mobile.
Au compte goutte
Mais il ne semble pas du tout surpris car, abonné à cette activité depuis plusieurs années maintenant, il maîtrise parfaitement la période des bonnes affaires qui, selon lui, s’étale de décembre à mai. « Durant ces mois, il arrive qu’on vende cinq à dix portables par jour, alors que maintenant c’est à peine si on parvient à écouler trois à quatre appareils », affirme Cheikh.
A la baisse des ventes, il faut ajouter aussi les délestages de la Sénéléc qui leur causent de réels préjudices dans les réparations. « On peut rester deux à trois heures de temps sans réparer un seul appareil à cause de ces perturbations », constate le vendeur de téléphones.
Un autre commerçant, Pape Dramé, spécialisé dans l’habillement, s’inquiète de la morosité au niveau de son commerce. « Parfois, on a l’impression de ne pas etre dans une zone urbaine car rien ne bouge et les clients ne viennent qu’au compte goutte », regrette Pape.
Mais le gérant déplore également l’attitude de certains clients qui préfèrent se rendre à Dakar pour acheter des habits. Pour ce jeune commerçant qui fustige la pression fiscale à laquelle ses collègues et lui sont sont soumis, autant les veilles de Tabaski et de 31 décembre constituent des périodes fastes, autant l’activité économique marque le pas pendant l’hivernage. « Nous nous consolons avec la vente des maillots de bain très prisés pendant l’été et des vêtements en coton », soutient Pape Dramé qui reconnaît le faible pouvoir d’achat des Sénégalais.
Gérant d’une boulangerie de la place, le couple Abourizk, au moment de la décompte de la recette journalière, soutient aussi que les choses ne sont plus comme avant. La production a fortement chuté, entraînant la baisse des recettes.
Maguette NDONG
Non loin de la boutique de Saliou Ndiaye, un vendeur de téléphones portables déplore aussi le ralentissement des activités, les clients arrivent au compte-goutte. « C’est vraiment une période de vaches maigres que nous traversons, peut-être que c’est l’hivernage qui l’explique, car la plupart des ruelles sont envahies par les eaux de pluie, les clients deviennent rares », tente d’expliquer, Cheikh Thiam, gérant du magasin et en même temps réparateur de téléphone mobile.
Au compte goutte
Mais il ne semble pas du tout surpris car, abonné à cette activité depuis plusieurs années maintenant, il maîtrise parfaitement la période des bonnes affaires qui, selon lui, s’étale de décembre à mai. « Durant ces mois, il arrive qu’on vende cinq à dix portables par jour, alors que maintenant c’est à peine si on parvient à écouler trois à quatre appareils », affirme Cheikh.
A la baisse des ventes, il faut ajouter aussi les délestages de la Sénéléc qui leur causent de réels préjudices dans les réparations. « On peut rester deux à trois heures de temps sans réparer un seul appareil à cause de ces perturbations », constate le vendeur de téléphones.
Un autre commerçant, Pape Dramé, spécialisé dans l’habillement, s’inquiète de la morosité au niveau de son commerce. « Parfois, on a l’impression de ne pas etre dans une zone urbaine car rien ne bouge et les clients ne viennent qu’au compte goutte », regrette Pape.
Mais le gérant déplore également l’attitude de certains clients qui préfèrent se rendre à Dakar pour acheter des habits. Pour ce jeune commerçant qui fustige la pression fiscale à laquelle ses collègues et lui sont sont soumis, autant les veilles de Tabaski et de 31 décembre constituent des périodes fastes, autant l’activité économique marque le pas pendant l’hivernage. « Nous nous consolons avec la vente des maillots de bain très prisés pendant l’été et des vêtements en coton », soutient Pape Dramé qui reconnaît le faible pouvoir d’achat des Sénégalais.
Gérant d’une boulangerie de la place, le couple Abourizk, au moment de la décompte de la recette journalière, soutient aussi que les choses ne sont plus comme avant. La production a fortement chuté, entraînant la baisse des recettes.
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