Réunis en congrès extraordinaire le mardi 30 juin 2026 à Ouagadougou, les délégués du Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB) ont adopté des modifications de leurs textes fondamentaux afin de les mettre en conformité avec la nouvelle législation sur les libertés publiques. Les travaux ont également abouti à l’élection d’un nouveau Bureau national (BN) de treize membres, dirigé par Tangandé Abdoul Karim Bikienga.
Dans son allocution de clôture, le secrétaire général reconduit a exprimé sa reconnaissance aux délégués pour « la qualité des échanges, l’esprit de responsabilité et l’engagement » qui ont marqué cette instance suprême de l’organisation. Selon lui, ce congrès a permis d’examiner les implications de la nouvelle loi relative aux libertés publiques et d’apporter les adaptations nécessaires aux textes fondamentaux du SYNATEB afin de répondre aux nouvelles exigences légales et administratives.
À l’issue des différents votes, les congressistes ont élu un nouveau Bureau national composé de treize membres. Cette nouvelle équipe dirigeante est une nouvelle fois conduite par Tangandé Abdoul Karim Bikienga, élu secrétaire général pour un mandat de quatre ans.
Le secrétaire général du SYNATEB, Tangandé Abdoul Karim Bikienga, a salué la mobilisation des congressistes.
Le nouveau responsable syndical a souligné que ces réformes constituent une étape importante pour l’organisation. « Le SYNATEB doit se réinventer, mais sans perdre son identité ni sa mission syndicale. L’idée n’est pas de changer de nature, mais de moderniser ses pratiques, de sécuriser son action et de s’adapter pour être plus efficace », a-t-il déclaré.
Pour le secrétaire général, les décisions adoptées traduisent la capacité du syndicat à évoluer tout en demeurant fidèle à ses valeurs de solidarité, de démocratie, de justice et de défense des travailleurs de l’éducation de base. Tangandé Abdoul Karim Bikienga a également salué le sens des responsabilités des délégués, l’engagement des différentes commissions ainsi que le travail du bureau du congrès qui, selon lui, a conduit les travaux avec compétence et dévouement.
Les membres du Bureau national.
À cette occasion, le secrétaire général a invité le gouvernement à associer les représentants des travailleurs à l’élaboration de certaines réformes. « Le ministère a le droit d’opérer des réformes, mais je pense qu’il y a un minimum qui doit être fait en prenant en compte les premiers acteurs », a-t-il déclaré. Il a indiqué que des réformes telles que l’apprentissage de l’anglais, des TIC, du jardin scolaire, entre autres, ont été mises en œuvre sans aucune concertation avec les partenaires sociaux ni les représentants des travailleurs.
Serge Ika Ki Lefaso.net
Article publié le mercredi 1 juillet 2026
1 lectures

Voir tous les produits

