Ong et Associations d'afrique
Sante

PEV NIGER 2004, Un pas de plus

1. Contexte

En 2003, le PEV du Niger avait franchi le cap de 50% de DTCP3, score jamais réa-lisé depuis sa création. En 2004, le PEV devait marquer un pas de plus en relevant le niveau de performances réalisé en 2003.

2. Objectifs du PEV pour l’an 2004

Les efforts déployés en 2003 ont permis de dépasser la cible prévue par le plan stra-tégique 2002- 2006, ce qui a poussé le PEV à revoir à la hausse la cible à atteindre par antigène en 2004.

Ainsi, le tableau ci-dessous montre par antigène les objectifs de 2004 tel que le prévoyait le plan stratégique PEV 2002-2006, les taux de couverture vaccinale atteints en 2003 ainsi que les objectifs ré-visés pour 2004.

3. Résultats du PEV

Avec la relance du PEV en 2002 et le dé-but de l’appui GAVI, on note une augmentation progressive du taux de couverture vaccinale et ipso facto une baisse aussi significative du taux d’abandon

Depuis 2003 les indicateurs de processus et de résultats ne cessent de s’améliorer. Le taux de couverture vaccinale passe de 52% en 2003 à 62% en 2004. Soit une progression de 10 points. Le taux d’aban-

don passe de 32% en 2003 à 18% en 2004. Le nombre de districts ayant franchi le cap de 50% de DTP3 passe de 23 en 2003 à 37 en 2004 (Voir graphique n° 1)

En 2004, l’accent a été mis sur le moni-toring des activités dans ces districts à travers les réunions trimestrielles avec les chefs de CSI (Centre de santé intégrée) et les représentants de la communauté, ainsi que la recherche active des perdus de vue par l’utilisation des relais de communication.

Les graphiques suivants illustrent cette situation.

Il ressort du graphique n° 2 que tous les 10 districts ont amélioré leurs performances en DTCP3 et qu’ils ont réduit de façon significative le taux d’abandon spé-cifique DTCP1/3, à l’exception du district de Filingué où le taux d’abandon est resté stationnaire.

L’analyse des mêmes indicateurs dans 6 DS n’ayant pas encore intégré l’approche ACD et présentant les mêmes caractéris-tiques que les 10 districts ACD (ruraux et se trouvant dans la zone de forte densité) montre une tendance à la baisse et/ou stationnaire des indicateurs.

4. La gestion des vaccins.

La disponibilité des vaccins a été assurée de façon continue pour le DTC, le VAT, le VPO, le VAR et le VAT en 2004. Le pays a connu des ruptures de stock en vaccins anti amarile et le BCG qui ont duré respectivement 8 mois et 1 mois. L’application de la politique des flacons entamés a permis de réduire les taux de perte ainsi que les occasions manquées de vaccination pour les antigènes dont les flacons entamés peuvent être réutilisés lors des séances suivantes.
Le système de gestion mis en place permet de suivre actuellement les mouvements des vaccins et de calculer les taux de perte par district. Il est à signaler cependant que cet exercice initié en 2004 ne se fait qu’au niveau central et connaît encore des difficultés liées à la qualité des données au niveau opérationnel. (Voir figure n° 1 et 2 )

5 Gestion des données.

La promptitude des rapports des districts, bien qu’améliorée (de 50% en 2003 à 67% en 2004) reste encore en deçà de l’objectif de 80%.

L’analyse des données est informatisée du niveau central jusqu’au district. Ce qui permet un traitement rapide et une bonne conservation des données.

La présentation des outils de collecte jour-nalière des données sous forme de registre qui a été adoptée en 2004 permet éga-lement de mieux les conserver au niveau périphérique.

Le niveau central fournit trimestriellement une rétro information à travers le bulletin PEV/INFO. Cette fréquence reste insuffisante.

6. Opportunités
Parmi les opportunités on peut évoquer : - Le soutien financier, matériel et technique de GAVI et des autres partenaires tels que l’OMS, l’UNICEF, le Rotary, la JICA, HKI etc.
- L’appui de la communauté qui dans plusieurs endroits du pays participe à la prise en charge des dépenses pour les stratégies avancées.
- La part

Article publié le mercredi 13 avril 2005