Actualités : Niger

Le Chef de l'Etat reçoit le président de la Commission de l'Union Africaine et le Directeur général de la BADEA
Le Président de la République, Chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, a accordé, hier matin deux audiences. Le Chef de l'Etat a d'abord reçu le président de la Commission de l'Union Africaine, M. Jean Ping, qui a déclaré que l'audience leur a permis d'aborder des sujets portant sur les conflits en Afrique, particulièrement la situation qui prévaut en Libye.



« J'ai indiqué au Président de la République que j'ai déjà été au Soudan, en Tunisie, en Algérie, en Egypte et que d'autres déplacements sont prévus en Mauritanie, au Mali et au Tchad ». Il a ensuite ajouté avoir informé le Chef de l'Etat de la situation en Somalie, au Soudan et en RD Congo.


« En retour, il a eu l'amabilité de me faire le point de la situation nationale : la question de l'eau ; de l'agriculture ; des questions concernant le chemin de fer et l'éducation. Le Président nous a fait part de tout ce qui le préoccupe en ce qui concerne le Niger et de l'appui qu'il sollicite  de la part des bailleurs de fonds, notamment des pays concernés par la situation sécuritaire dans la sous région», a ajouté M. Jean Ping.


S'agissant des problèmes de trésorerie de l'Union Africaine, surtout après la chute du régime Kadhafi qui était un gros contributeur à son budget, M. Jean Ping a indiqué que, « effectivement, la Commission rencontre beaucoup de problèmes de financement de ses activités parce qu'il y a de plus en plus de missions et de moins en moins de ressources résultant des contributions des Etats membres. Et donc, les bailleurs de fonds internationaux tels que l'Union Européenne et, individuellement, l'Espagne, la Chine ou le Japon apportent leurs contributions importantes pour les activités opérationnelles sur le terrain qui tendent même à dépasser les contributions des Etats membres. Voilà le cadre général dans lequel se trouve l'institution. Il faut que nous cherchions les moyens de financement pérenne, c'est-à-dire les ressources alternatives, des financements innovants, pour régler ce problème ».


Le président de la Commission de l'Union Africaine a précisé qu'ils ont cinq gros contributeurs qui financent chacun 15% du budget de l'Union. Il s'agit notamment du Nigeria, de l'Algérie, de l'Egypte, de l'Afrique du Sud et de la Libye. « Cette dernière fait partie des gros contributeurs et nous pensons qu'elle continuera à faire partie de ces gros contributeurs. C'est l'assurance qui nous a été donnée et nous ne nous inquiétons pas trop ». 


Evoquant l'avenir du continent africain, M. Jean Ping a affirmé que sur le plan politique et  sécuritaire, cette année est l'une des années particulièrement difficiles. Ainsi, il y a eu la crise ivoirienne, celle de la Libye, les crises de la Somalie, du Soudan et actuellement du RD  Congo ainsi que le cas du Kenya ; du Zimbabwé. On n'a jamais été confronté à autant de difficultés. « Je suis confiant quant à la résolution de tous ces problèmes si et seulement si on ne gène pas trop l'institution. Nous sommes capables de trouver des solutions africaines aux problèmes africains », a-t-il garanti.


Il a ensuite demandé  aux partenaires de ne pas ignorer l'Afrique lorsqu'il s'agit des problèmes africains et de plutôt participer avec nous pour nous aider à les résoudre. Toutefois, M. Jean Ping garde le sentiment que, « non seulement nous pouvons nous en sortir mais que nous allons nous en sortir ». Disant qu'il n'y a pas que des questions de sécurité, il a ajouté ceci : « il ne peut pas y avoir de paix sans développement et inversement. On ne peut pas avoir non plus de démocratie durable sans développement ».


Ce sont des éléments qui sont inter-reliés. Il a par ailleurs précisé que l'Afrique est aujourd'hui en matière de développement comme une nouvelle frontière.  Le Chef de l'Etat a ensuite reçu le Directeur général de la BADEA, M. Abdelaziz Khelef, qui a déclaré à sa sortie d'audience qu'ils ont parlé de la coopération qui existe entre le Niger et la BADEA.


« Nous avons financé un certain nombre de projets, notamment dans les domaines prioritaires pour le développement du Niger tels que l'agriculture, les infrastructures routières, l'éducation, la sécurité alimentaire, etc. Nous comptons travailler avec les autorités du Niger pour développer le partenariat », a indiqué M. Abdelaziz Khelef.

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Article publié le mercredi 21 décembre 2011
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