Quel est ce Congolais de la Diaspora qui n’a jamais caressé l’espoir de rentrer un jour dans son pays d’origine ? Personne, me répondriez-vous, presque en chœur. C’est dire combien cette question occupe une place centrale dans la vie de tous les immigrés congolais. Pour répondre à cette attente, Benjamin Toungamani se propose de mettre en place l’opération « Exodus ». « Depuis un moment, les Congolais semblent être étrangers dans leur propre pays. Il faudrait donc que nous abordions un autre phénomène qui est le phénomène d’un retour chez nous », a expliqué Benjamin Toungamani lors de son passage à Diaspora, l’émission de notre confrère François Bikindou. Et d’ajouter : « Nous avons le droit de rentrer à Brazzaville. Nous avons le droit d’aller faire la politique à Brazzaville ».Mais, dans quelles conditions rentrer à Brazzaville ? La question est essentielle et mérite une réflexion collective. Pour ce faire, Benjamin Toungamani projette d’aller à la rencontre de la diaspora congolaise en Europe et aux Etats-Unis. Déjà, le 7 Août dernier, il était à Londres. Bien que la rencontre n’ait pas été annoncée sur Internet, près d’une quarantaine de Congolais a répondu à son invitation dans un café-restaurant. Pourquoi le choix de Londres comme première étape de sa tournée ? Parce qu’au niveau de la France, estime-t-il, le débat est « opacifié ». Et de renchérir : « J’ai voulu rencontrer à Londres toutes les catégories sociales, et, en particulier, la catégorie des « sans-voix », ceux qui sont venus ici parce que du point de vue économique et scolaire, Brazzaville était un enfer. Ils pensaient retrouver au niveau de l’Europe une partie de leur bonheur. Très souvent, quand nous faisons nos réunions politiques, nous ne demandons jamais leur avis. »Au sortir de cette réunion, Benjamin Tougamani a été conforté dans son projet : « La grande volonté que ces jeunes ont c’est de repartir au pays. Malgré le confort matériel qu’ils ont, j’ai senti que ça ne suffisait pas. Ils veulent repartir au pays parce qu’ils savent que l’homme ne peut s’accomplir que matériel et psychologiquement ». Pour en savoir davantage sur l’opération « Exodus », écoutez ci-dessous l’émission « Diaspora »
Diaspora 1
Diaspora 2
Article publié le dimanche 28 août 2011
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