Deux ONG africaines réclament la libération du correspondant de RFI au Niger
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L'Union des journalistes d'Afrique de l'Ouest (Ujao) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) ont réclamé la libération du correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, détenu depuis septembre 2007, dans des communiqués séparés reçus jeudi par l'AFP.
L'Ujao "a appris avec une surprise et une indignation extrêmes que Moussa Kaka (...) doit rester en prison", a-t-elle déclaré deux jours après le rejet par la justice nigérienne d'une demande de mise en liberté provisoire du journaliste.
Moussa Kaka, correspondant de RFI (Radio France Internationale), Reporters sans frontières (RSF) et directeur de la radio privée nigérienne Saraouniya, a été interpellé le 20 septembre, puis inculpé le 26 de "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touaregs nigériens.
L'Ujao, qui regroupe les organisations de journalistes des 16 pays ouest-africains, "demande aux autorités nigériennes de libérer immédiatement Moussa Kaka".
Elle les exhorte par ailleurs à "veiller au maintien d'un climat propice à l'exercice de la mission des journalistes pour la satisfaction du droit public à l'information."
La Raddho, basée à Dakar, a de son côté fait part de sa "profonde déception" après le rejet de la demande de mise en liberté provisoire de Moussa Kaka.
Elle "appelle toute la société civile africaine et internationale à s'organiser pour des manifestations pacifiques et des sit-in devant les ambassades du Niger partout dans le monde pour exiger la libération immédiate et sans condition de Moussa Kaka".
La Raddho exhorte par ailleurs les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) et de l'Union africaine (UA) à "agir dans les meilleurs délais" pour permettre au journaliste nigérien "de recouvrer la liberté".
Article publié le jeudi 14 février 2008
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