COTE D'IVOIRE
Côte d’Ivoire : Point de vue du Parti Ecologique Ivoirien sur la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine.
 Ce qui ne nous satisfait pas au Parti Ecologique Ivoirien, légaliste que nous sommes, c’est que l’Union Africaine est conduite par Sassou NGUESSO, un poutchiste et un dictateur à la fois. Ce qui démontre de la tendance mafieuse de l’organisation. Il n’y a qu’à regarder comment ce dictateur gère son pays.
Il vient d’imposer au Congo que les partis politiques soient sous la responsabilité de son armée, ce qui est anti démocratique, voir illogique. Mais il tient toutes les rennes de son pays et fait de lui, l’incontournable et justicier et non le peuple, comme cela se passe au Gabon, le beau frère qui l’a armé pour être conduit au pouvoir.
Si le conseil de sécurité de l’U.A composé de mafieux, un conseil de sécurité qui n’avait pas habilité à se pencher sur le problème ivoirien, puisque la Côte d’Ivoire n’est pas signataire ni n’a souscrit ni n’est membre de ce lien, cela démontre que nos dirigeants n’ont rien dans la tête et ne sont que des suiveurs.
Nous comprenons alors pourquoi ils vont d’organisations à organisations signer n’importe quoi sans se soucier si cela convient au peuple ou pas. Jamais cela n’aurait été possible dans les organisations occidentales. Voilà pourquoi nous sommes taxés de républiques bananières et nos gouvernants qui veulent s’accaparer le pouvoir à tout prix et pour certains, sans la volonté du peuple, de fantoches.
Cela démontre aussi que ces anciens là n’ont aucune connaissance politique ni de maturité politique. Mais comme en Afrique, par le tribalisme, nous conduisons nos peuples, ce qui fait que le peuple ne peut s’enrichir politiquement. Et vu son appauvrissement constant qui le conduit à l’acceptation de tout, donc à accepter de subir la domination, ce qui fait qu’il n’est pas conscient pour voter pour des personnes capables de conduire l’ensemble de la famille à l’épanouissement. Il votera toujours pour ces anciens qui ne sont plus à la page, plus dans le temps. Simplement parce qu’ils ont la notoriété du passé et du nom. Alors peut-on dire que nous sommes vraiment des moutons ? A chacun son jugement !
Bon, la décision est tombée, nous avons par immaturité et par l’isolement et l’in considération de notre peuple, poussé à cela. Quand, on remarque bien, il n’y a ni de perdant, ni de gagnant. Le seul gagnant pour le moment est BANNY qui a couru après cela. Attendons de voir s’il ferra l’affaire de la Côte d’Ivoire ou de Chirac qui l’a nommé à ce poste. Le quotidien GBICH a été très prévoyant quand dans un de ses numéros, en photo, on voyait tous les leaders en course et le gagnant était mon ami Guédro qui n’était pas prévu. Ici, Guédro : c’est BANNY.
Il faut reconnaître que la Constitution était mal faite, qu’elle rejetait une partie des ivoiriens de sang, notamment les enfants de sang pur ivoirien, nés d’un parent étranger. Elle a divisé la population. Elle a apporté la guerre et la division du pays. Serons-nous conscients de cela pour la rendre à l’avenir rassembleuse ou allons-nous continuer à nous en servir pour, se maintenir au pouvoir ?
La satisfaction qu’on peut tirer des recommandations du Conseil de paix de l’U.A dont la Côte d’Ivoire n’est pas membre, c’est qu’elle prolonge le mandat du président GBAGBO. Cela permet de maintenir un sommaire de paix et de pouvoir continuer les négociations pour une cohésion totale entre les fils du pays.
Maintenant, BANNY, venu du néant, non choisi par le peuple, lui qui désirait le plein pouvoir par l’international et qui l’a eu, attendons de voir comment il va s’en servir ? Contre le droit, pour le peuple de Côte d’Ivoire ou contre lui ? Va-t-il s’en servir pour détruire, supprimer toutes les institutions du peuple donc le peuple lui-même déjà isolé de tout pour ne construire la paix qu’avec les seuls marcoussistes et avec quelques amis dits de la société civile ou composer avec la vraie société civile pour apporter vraie cohésion ? Telle est la question.
Nous au Parti Ecologique Ivoirien, légaliste que nous sommes, BANNY ne nous inspire pas confiance, vu qu’il n’a jamais rien fait pour que des représentants du peuple, en la personne des rois traditionnels, chefs religieux, et autres dignitaires soient insérer dans les négociations ou le GTI pour exprimer la volonté du peuple.
Si BANNY va dans le sens du peuple, nous le soutiendrons, sinon, nous le décrierons. La vie ne s’arrête pas à ces une année, et il finira alors pour de bon, hors jeu.
Pour le Parti Ecologique Ivoirien, Le Président Edmond Edouard N’GOUAN Site Web : parti-ecologique-ivoirien.org Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
SENEGAL:
Nouvelles attaques en Casamance (IRIN 20/09/2006)
Un groupe armé a braqué mardi matin plusieurs véhicules près du village de Kaparan en Casamance, région instable du Sud Sénégal, et ce récent incident fait craindre aux populations locales un nouveau cycle de violence dans la région.
Selon des sources policière et militaire, les attaques ont eu lieu vers 9 heures sur la route principale menant à la frontière gambienne, à 45 kilomètres au nord-ouest de Ziguinchor, la capitale de la Casamance.
A en croire les autorités locales, les assaillants ont tiré des coups de feu en l’air et volé l’argent, les téléphones portables et les bijoux des occupants des voitures, avant de disparaître dans la forêt et d’être pris en chasse par l’armée sénégalaise, a indiqué un témoin de la scène.
Les actes de violence se sont multipliés en Casamance depuis l’offensive de l’armée sénégalaise lancée mi-août contre la branche armée du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Le braquage de Kaparan est la quatrième attaque du genre en dix jours dans la région de Bignona en Casamance. Selon les autorités et les habitants locaux, ces nouvelles attaques sont imputables aux rebelles qui ont de plus en plus besoin d’argent.
Les combats entre l’armée sénégalaise et les rebelles, qui ont déjà contraint près de 15000 Sénégalais à fuir leurs maisons, ont jusqu’à présent été contenus dans la région nord de la Casamance, près de la frontière gambienne.
Mais le récent braquage fait craindre une aggravation de la situation sécuritaire dans la région.
« Nous redoutons aujourd'hui un nouveau cycle de violence en Casamance », a indiqué Moussa Diémé, un habitant d’un petit village du département de Bignona. « Récemment, il y a eu plusieurs attaques dans la région et chaque fois que de tels incidents se produisent, la situation s'aggrave ».
Certains commerçants de Kandialang, Lyndiane, Alouar et Kande Alassane, des banlieues nord de Ziguinchor, ont confié qu’ils ferment désormais plus tôt leurs magasins pour rentrer chez eux avant la tombée de la nuit.
« J'ai décidé de fermer ma boutique chaque jour dès le coucher du soleil par mesure de prudence. Chaque jour, nous apprenons qu'une incursion rebelle dans la ville est éminente. Donc, il vaut mieux ne pas s'exposer », a déclaré Mamadou Diallo, un commerçant d'origine guinéenne, établi à la périphérie de Ziguinchor.
Il n’y a pas si longtemps, les services de sécurité des Nations unies pensaient que la route reliant Ziguinchor à la Gambie était sécurisée, parce que celle-ci traversait une zone occupée par une faction du MFDC favorable au gouvernement sénégalais.
Mais le niveau d’alerte a été relevé dans toute la région de Casamance depuis qu’une employée du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a trouvé la mort et que trois autres personnes ont été blessées, lorsque véhicule a sauté sur une mine antipersonnelle le 1er septembre.
Le MFDC mène une rébellion armée contre le gouvernement du Sénégal depuis le début des années 80. C'est le plus long conflit non encore résolu en Afrique de l’Ouest. En 2004, le gouvernement et une faction du MFDC ont signé un accord de paix.
NIGER:
L’opposition dénonce la mauvaise gestion du régime de Tandja ! (La Griffe du 18 au 24 septembre 2006)
Les partis membres de l’opposition regroupés autour du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, ont organisé un meeting, le samedi 16 septembre dernier, à la place de la concertation de Niamey. Le Pnds et ses alliés ont tenu à dénoncé la mauvaise gestion des fonds publics par le régime de Tandja Mamadou, avec comme exemple le détournement des fonds du ministère de l’éducation de base et de l’alphabétisation (Meba), avant d’inviter les députés à prendre leurs responsabilités afin que toutes les personnes mises en cause dans cette affaire soient l’objet des poursuites judiciaires conformément aux lois et règlements de la République. Dans le discours qu’il a prononcé au cours du meeting, le Président du Pnds a d’abord tenu à rendre un hommage aux responsables du journal « Le Républicain » dont les révélations ont permis de découvrir de nombreux cas de mauvaise gestion des ressources publiques, notamment le scandale intervenu au Meba. Selon Mahamadou Issoufou, grâce au journal « Le Républicain », « les bailleurs des fonds et la plupart des Nigériens ont compris que le Niger est classé dernier selon l’indice du développement humain, non pas parce qu’il est pauvre mais, parce que les richesses que créent ses enfants et l’aide extérieure fournie par les contribuables de certains pays sont mal gérées ».
Toujours selon le Président du Pnds, « la concentration des marchés avec ses cortèges de surfacturation, de fausses factures et de corruption a abouti à une quasi-privatisation des ressources financières publiques». Parlant de l’affaire du Meba, Mahamadou Issofou a lancé un appel à l’ensemble des députés afin qu’à l’occasion de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, qui s’ouvre ce lundi 18 septembre, ils puissent prendre leurs responsabilités pour que toutes les per- L’opposition dénonce la mauvaise gestion du régime de Tandja! sonnes mises en cause fassent l’objet des poursuites pénales. Quant aux responsables du journal « Le Républicain », Maman Abou et Omar Keïta arrêtés depuis le 4 août dernier, Mahamadou Issoufou estime qu’ils doivent plutôt être décorés pour avoir contribué à faire éclater la vérité et avoir défendu les intérêts de tous les citoyens.
Le Président duPnds, dans la foulée, demandé la libération du journaliste Salif Dago de « L’Enquêteur ». Pour ce faire, le leader de l’opposition nigérienne a lancé un appel au Président de la République, garant de l’indépendance de la justice « pour qu’il soit mis fin à l’instrumentalisation des juges ». « En effet, devait marteler Mahamadou Issoufou, sans indépendance de la justice il n’ y aura pas d’assainissement des finances publiques et de manière générale les citoyens ne bénéficieront jamais pleinement des droits prescrits par la constitution et les lois de la République ». Enfin, le chef de file de l’opposition a lancé un appel aux citoyens pour la création d’un rapport de force qui, selon lui, est leur seule garantie contre les abus et ce, quel que soit le parti au pouvoir.
Maïdawa Tchiwaké
CÔTE D'IVOIRE:
Réunion de New York sur la crise ivoirienne: Le projet de résolution qui a fait tembler tout Abidjan hier (L'intelligent d'Abidjan 21/09/2006)
Hier, des sources diplomatiques ont diffusé avant même le début de la réunion New York, un document présenté comme le projet de résolution des chefs d’Etat africains qui devaient se pencher sur la résolution de la crise ivoirienne. Le projet de résolution contient les décisions et propositions suivantes :
-Maintien du Premier ministre pour une période de six mois à l’issue de laquelle des élections libres et transparentes doivent être organisées ;
-Transfert des pouvoirs exécutifs au Premier ministre pour la nomination aux emplois civils et militaires ;
-Début sans délai du processus de désarmement et d’identification ;
-Création d’un haut conseil de la transition comprenant les autres acteurs principaux de la crise ivoirienne ;
-Maintien du chef de l’Etat pour une période de six mois ;
-Suspension des dispositions de la Constitution qui entravent l’application de la résolution 1633 ;
-Identification et sanction de tous ceux qui font entraves au processus de paix et empêchent la tenue des élections ;
-Envoi d’une mission du tribunal pénal international. Ce projet de proposition reprend mot pour mot, l’essentiel des préoccupations exprimées par les adversaires de Laurent Gbagbo. Si cela est officiellement assumé par l’Union africaine, il faut s’attendre à une résolution du conseil de sécurité dans ce sens à la mi-octobre.
Les premiers échos des partisans du chef de l’Etat face à ce projet ont été de dire qu’il s’agit d’une intoxication et d’une fausse alerte. Mais, il y a eu deux autres types de réactions. L’une indiquait qu’une protestation immédiate et spontanée était nécessaire, même sans l’avis du chef de l’Etat. L’autre type de réaction a consisté plutôt à saluer le maintien du chef de l’Etat et l’idée d’organisation d’élections dans les plus brefs délais. Selon cette ligne, la réalité du terrain marquée par la maîtrise de la rue, et de l’armée et l’attachement à la Constitution ne peut permettre que le chef de l’Etat soit dépouillé de tous pouvoirs au profit du Premier ministre. Il faut selon cette thèse rester serein et attendre le retour des “comploteurs” au pays. Toutefois, cette façon de voir paraissait très minoritaire dans le camp présidentiel face à ceux qui craignent une asphyxie financière du camp présidentiel par le Premier ministre par ailleurs ministre de l’Economie et des Finances. N’empêche que le projet divulgué hier a fait trembler Abidjan et a vidé les rues. Les premiers échos de New York étaient attendus hier aux environs de 22 GMT, heure d’Abidjan, soit deux heures après le début des échanges dont la fin était prévue vers minuit.
Charles Kouassi
CÔTE D'IVOIRE:
Les élections de nouveau reportées. (Le Devoir 21/09/2006)
L'ONU, les acteurs et les médiateurs de la crise en Côte d'Ivoire ont confirmé mercredi le report des élections et laissé aux instances collectives africaines le soin de décider prochainement de l'avenir du processus de paix dans ce pays coupé en deux depuis quatre ans.
"Il y a aujourd'hui en Côte d'Ivoire des blocages graves qui ne vont pas permettre de tenir les élections à la date envisagée", avant le 31 octobre, a déclaré Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU.
Il n'a pas donné de nouvelle date pour ces élections.
Le processus de paix ivoirien, encadré par les Nations unies et l'Union africaine, devait déboucher avant fin octobre sur des élections générales visant à réunifier le pays, coupé en deux depuis la tentative de coup d'Etat des Forces nouvelles (FN) en septembre 2002.
Mais les désaccords persistants des protagonistes sur l'actualisation des listes électorales et sur le désarmement, ainsi que les affrontements réguliers de leurs partisans, ont rendu ce délai impossible à tenir.
C'est la seconde fois que les élections, initialement prévues en octobre 2005, sont reportées.
M. Guéhenno s'exprimait à l'issue d'une réunion internationale sur la Côte d'Ivoire, tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York et qui a été boycottée par le président ivoirien Laurent Gbagbo.
Evoquant "les dangers qui existent" dans le pays, "pour les Ivoiriens", comme "pour ceux qui sont venus en aide aux Ivoiriens", M. Guéhenno a estimé qu'il est "important d'agir maintenant dans l'urgence", tout en affirmant que la réunion de New York n'était pas une réunion de décision.
"Les décisions seront prises par la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest), qui a annoncé qu'elle tiendrait une réunion très prochainement, dans une quinzaine de jours, par l'Union africaine (UA) et en dernier ressort par le Conseil de sécurité", a-t-il précisé.
Les discussions ont permis de préciser "de nouvelles pistes possibles" qui avaient commencé à être élaborées par le Groupe de travail international (GTI) sur la Côte d'Ivoire à Abidjan, a-t-il indiqué.
Le 8 septembre, le GTI, constatant que le processus de paix était dans l'"impasse", avait préconisé l'adoption par les Nations unies d'un "nouveau cadre de transition" pour l'après-31 octobre, renforçant notamment les pouvoirs du Premier ministre Charles Konan Banny face au président Gbagbo.
M. Guéhenno a estimé que "la méthode suivie jusqu'à présent a rencontré ses limites" et qu'"il faut donc maintenant faire preuve d'imagination et de courage".
Des obstacles techniques doivent être levés sur les questions essentielles comme les opérations d'identification des électeurs, le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), a-t-il précisé.
Mais au-dela, a-t-il ajouté, "c'est toute la structure politique, tout le contexte politique qui doit être examiné et éventuellement adapté dans la période de transition".
"Différentes voix se sont exprimées et il appartiendra aux instances de la CEDEAO, de l'Union africaine et du Conseil de sécurité de prendre le moment venu les décisions nécessaires pour qu'il n'y ait à aucun moment un vide de légitimité en Côte d'Ivoire", a-t-il conclu.
La réunion a rassemblé, autour du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, les principaux protagonistes de la crise ivoirienne -sauf Laurent Gbagbo- et les médiateurs africains, notamment les présidents sud-africain Thabo Mbeki et nigérian Olusegun Obasanjo.
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