pseudo : Barry
Nombre de visites : 61689

Date de création :
mardi 18 juillet 2006

Voter pour cet espace

Actualités Socio-écomiques
 
La Guinée, pauvre non pas la volonté de la nature mais plutôt par la volonté de ses propres fils
 

Il n’est secret pour personne que le Général Lansana Conte est arrivé au pouvoir par la force des armes et continue à gouverner et à se maintenir grâce à la terreur et la force des armes en massacrant, en persécutant et en intimidant à travers des exactions perpétrées par ses forces de sécurité transformées en milices claniques et aussi grâce à d’autres groupes hétéroclites mafieux à sa solde.

« Ce semblant miracle de fausse stabilité dans une région troublée qu’offre le pays, constitue une grande supercherie » car la Guinée est loin d’être un pays stable. C’est un abcès qui continue de grossir en profondeur. C’est un volcan en ébullition dont la seule question que l’on se pose reste à quand l’ultime déflagration.

Les Guinéens ont un ultime intérêt à se ressaisir pour retrouver leur conscience et évaluer l’ampleur des dégâts économiques, politiques et sociaux volontairement orchestré par cette dictature « Conteine ».
Le plus grand mal qu’un président peut infliger à son peuple demeure la culture de l’obscurantisme et l’obscurité spirituelle car quand l’obscurantisme frappe c’est aux esprits qu’elle s’en prend en premier et la victime (le peuple de Guinée) tombe dans l’amnésie en oubliant que le temps, l’histoire, la civilisation et la vie baigne dans la lumière et dans la recherche du bien être.
En cultivant cette philosophie obscurantiste, l’esprit et la conscience du peuple sont englouties dans le noir et bouge dans les ténèbres, et bougent dans le noir en contre sens de la nature où le citoyen se transforme soit en prédateur ou soit en proie : c’est le seul projet de société que obscurantisme et l’obscurité spirituelle et morale peuvent engendrer.

Comment le Général Lansana Conte et sa famille peuvent-ils continuer à piller aussi impunément et férocement la Guinée s’il n’est pas guidé par des comportements aussi vils et animé par tant de dédain contre le pays et son peuple ?

Les immenses ressources générées de l’exploitation des richesses minières du pays n’ont même pas permis de développer aucune infrastructure digne d’un pays aussi riche. Cette situation de paradoxe et de honte nationale trouve sa justification dans les détournements systématiques des ressources nationales, détournements organisés et pilotés par le Général Lansana Conte qui a créé autour de lui des cercles de rapaces assoiffés d’enrichissement facile sans cause.

Pays avec une très faible densité démographique, doté de potentialités économiques de premier plan dans le monde, riche en bauxite, minerai de fer et autres précieux métaux (diamant, or, etc..), avec des essences forestières rares, ce beau pays qui devrait être la perle de l’Afrique de l’Ouest, connue sous le pseudonyme de château d’eau de l’Afrique Occidentale alimenté par plus de 1200 rivières et fleuves, arrosé par une pluviométrie très adéquate et possédant de sols très fertiles à l’agriculture et à l’élevage qui aurait permis au pays d’être non seulement le grenier de la région mais aussi un grand pôle de développement dont le rayonnement aurait pu entraîner la croissance des autres pays limitrophes, la Guinée, aujourd’hui sombre la décrépitude, la misère, la famine, la carence absolue d’électricité, d’eau potable, etc.., pour devenir un Etat mendiant, voyou et délinquant.

La Guinée est aujourd’hui un pays pauvre non pas par la volonté de la nature mais plutôt par cette de ses propres fils avec en tête, le Général Lansana Conte, sa famille, les cercles mafieux qui gravitent autour et aussi par la volonté de chaque autre citoyen guinéen soit de façon consciente ou inconsciente, volontaire ou involontaire, le tout sur la base de la résignation, la fatalité, le refus de faire face à ses devoirs et droits, de prendre ses responsabilité, ce qui alimente l’incivisme.

Depuis plus de vingt ans de dictature sanguinaire et de crise de légitimité, la présidence à vie voulue par le général Lansana Conte a fait naître et amplifier la haine et le désir de se venger, et plus grave encore s’est installée cette gabegie de fin de règne, conséquence de cette erreur monumentale de caser un homme malade et grabataire au sommet de ce pays qui commande le pays par tâtonnement et un esprit absent, réveillé de temps à autre par des appétits financiers.

La guerre des clans dans l’entourage est aussi vieille que le pouvoir de Conté ne date pas de l’Affaire El Hadj Fodé Bangoura-El Hadj Mamadou Sylla. Depuis deux décennies, se forment et se déforment autour du pouvoir des clans et des alliances de circonstances, attirés par l’odeur d’une triste fin de règne. Tout l’entourage de son altesse, le Général Lansana Conte, baigne dans les affaires les plus juteuses et les plus douteuses.

Depuis très longtemps, le Général Lansana Conte et son gouvernement ont perdu le sens de l’orientation et enfoncent avec eux le pays dans un pouvoir absolu à vie oubliant que la mort est divine !

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée estimait que le moment est gravissime et l’enjeu national est tellement important qu’il exige une impérieuse nécessité de se mettre sans tarder autour d’un dénominateur commun pour décider du sort de la Guinée, et cela demande une contribution de chaque citoyen animé d’un sens élevé de l’amour de son pays, soucieux du bien commun, et attachées réellement à la défense des valeurs de démocratie et des droits de l’homme.

Il serait ridicule et naïve de penser qu’un simple remaniement du Gouvernement ou plutôt permutation des éléments de la même pourriture gouvernementale va changer quoi que ce soit à la situation socio politique et économique actuelle de la Guinée. Comme on aime à le dire de façon très concrète, le vers est dans le fruit qui est devenu pourri.
Il faut recourir à tous les moyens pour mettre une fin absolue et définitive aux souffrances indescriptibles imposées par ce régime. Pour tout patriote responsable, l’anéantissement de ce régime qui a fait tant de preuves de son incompétence, est un devoir patriotique. Le moment est venu de prendre réellement conscience de l’état du pourrissement et du danger qui menace la Guinée.

La triste et honteuse réalité du pays est palpable. Nier cette réalité qui saute au yeux, reviendrait à recourir à la politique d’autruche qui, fonce la tête sous la sable, en voyant le danger venir ! Nier cette réalité évidente, reviendrait a une démission et à une pratique de fuite en avant manifeste !

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée invite les Guinéens et Guinéennes à travailler ensemble pour éviter que la Guinée cesse d’être perçue comme un gâteau destiné à être mangé ou encore moins comme une carcasse entre un troupeau de hyènes, les « politichiens » Guinéens aux appétits gloutons et prédateurs.

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée lance un appel à tous les fils patriotes du pays qui aspirent à sortir de cette précarité et de cette misère ambiante car, il n’y a plus rien à espérer de cette racaille politique qui dirige le pays aveuglement et par tâtonnement, gère sur une philosophie politicienne basée sur l’amateurisme, l’opportunisme et l’affairisme dans la gestion de la chose publique, la corruption, le clientélisme, le manque de dignité et de responsabilité patriotique.

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée, consciente de la déconfiture de l’opposition traditionnelle face a son infantilisme politique et sa chronique incapacité d’accorder leurs violons politiques pour l’intérêt supérieur de la nation guinéenne, s’engage à œuvrer à la renaissance d’une opposition plus forte, plus convaincante et capable d’offrir une véritable perspective et une vraie alternative à la dictature qui frappe le pays depuis plus de 40 ans.

Le régime Guinéen n’est rien d’autre qu’un cartel de malfaiteurs, une organisation clanique de prédation des ressources financières publiques au point où pour la première fois de son histoire, la Guinée grimpe à la 4eme place des pays les plus corrompus de la planète derrière Haïti, la Birmanie, et l’Irak (trois pays en guerre ou presqu’en guerre).
Ce régime tribaliste et mafieux, qui privilégie l'instrumentalisation de la justice et la prédominance du formel au détriment du fondamental dans le fonctionnement institutionnel et administratif du pays, a créé les conditions de la paralysie actuelle du pays, condition sine qua non de sa pérennisation. Ce comportement irresponsable et indigne a valu au pays, sa place de tête de peloton sans la course pour le trophée de pays le plus corrompu du continent Africain.

Ce gouvernement illégitime, illégal, militaro-mafieux avec en tête le « Premier Criminel », le Général Lansana Conte ne repose sur aucune valeur morale, n'a en vue que des intérêts immédiats et divergents, exclusivement personnels au détriment du bien être collectif des Guinéens. Ce régime offre la photocopie de la « Mafia » à savoir que, quand les intérêts changent, les alliances aussi changent !
Dans cette guerre des clans, on ne perd pas aussi l’idée que la survie personnelle dépend de la survie du régime qui, elle même dépend sur le maintien du statu quo au plus haut sommet de l’Etat. Ils sont conscients que si le Général Lansana Conte reste, ils (les clans mafieux) restent. S’il part, ils sont tous foutus pour toujours et ils perdent tout. C’est dans ce sens que tous les profiteurs raisonnent pour se pérenniser et en profiter plus du chaos et de l’incertitude. C’est aussi la raison de l’exploitation des sensitivités ethniques, tribales et régionalistes par les tenants du pouvoir pour créer la division entre les Guinéens sur des bases futiles de l’ethnie, de région d’origine, créer la méfiance entre eux et inciter à la haine tribale dans l’espoir de faire succomber le pays dans un chaos sur mesure afin d’éviter ou tout au plus, retarder la chute imminente et inévitable du régime agonisant et au abois.

C’est aussi la raison de cette guerre fratricide qui oppose El Hadj Fodé Bangoura et El Hadj Mamadou Sylla. Quelque soit l’issue de cette bataille, d’autres sont a l’horizon et plus seront plus meurtrières car les divers et nombreux clans qui gravitent autour de la mangeoire ne se pardonneront jamais dans leur rôle égoïste de partage du gâteau guinéen.
Au nom de l’intérêt supérieur de la nation et dans le souci de préserver la paix et d’épargner au pays de sombrer dans le chaos, la violence et le bain de sang, le Général Lansana Conte devrait choisir la voix de la sagesse, en rendant le tablier à un gouvernement de transition. Mais cela c’est trop dire car il manque de la sagesse.

Que dieu bénisse la République de Guinée, accompagne les Guinéens dans leur conquête du changement pour l’avènement d’une Guinée nouvelle, prospère et démocratique.
Amen !

Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org
Website : www.guinea-forum.org
Guinea-Forum 29/11/2006

Le président du patronat guinéen suspendu de ses fonctions.
(APA 24/11/2006)


APA-Conakry, (Guinée) Le Président du Conseil national du Patronat Guinéen, Elhadj Mamadou Sylla a été suspendu de ses fonctions, suite à une décision de la majorité des membres du bureau exécutif a a appris APA de source informée à Conakry.

Cette suspension fait suite à son ‘’inculpation et à son placement sous contrôle judiciaire’’, dans une affaire de découvert bancaire portant sur la somme de 16 milliards de francs guinéens soit près de 3 millions de dollars américains, rapporte jeudi la radio nationale de Guinée.

M. Sylla aurait bénéficié de ce découert grâce à l’appui de la Banque Centrale de la République de Guinée en 2001, selon lamême source.

Dans le but exclusif de ne pas laisser entretenir un amalgame qui serait de nature à nuire aux intérêts supérieures et à l’audience du patronat, nous avons estimés responsables, à lui faire prendre un congé", a justifié le président par intérim, Youssouf Diallo au cours d’une réunion tenue jeudi dans un réceptif de Conakry.

Selon le patronat guinéen, l’amalgame pourrait être entretenu par le fait que M. Sylla est à la fois Président du patronat et homme d’affaires,

Le mesure le frappant restera en vigueur "jusqu’à ce qu’il soit considéré de nouveau comme un citoyen libre, jouissant pleinement de ses droits’’ a jouté le président par intérim.

De son côté, Mamadou Sylla et certaines fédérations qui lui sont restées fidèles n’entendent pas jeter l’éponge.

La rencontre entre le nouveau président et Mme Pierrette Tolno, la ministre de l’Emploi et de la Fonction Publique le 20 novembre dernier, sur invitation de cette dernière sonne comme un désaveu de puissant homme d’affaire par l’autorité de tutelle.

L’étau semble de plus en plus se resserrer autour de Mamadou Sylla, suite à la publication officielle hier jeudi du Rapport d’Audit portant sur les transactions commerciales passées entre l’Etat guinéen et le groupe Futurelec de Mamadou Sylla de janvier 2000 à novembre 2005.

Les résultats de ce Rapport conçu par deux maisons d’audit indépendantes à savoir Audit Guinée PKF et FFA- Ernst et Young serait favorable à l’Etat guinéen, selon le ministère du Contrôle Economique et Financier.

Lequel estime que le groupe Futurelec doit rembourser à l’Etat guinéen la somme de 48.017.746.656 francs guinéens et 284.447 dollars américains.

L’entourage de Mamadou Sylla fait une autre lecture du rapport, estimant que c’est plutôt l’Etat guinéen qui reste lui devoir de l’argent, sans préciser le montant du préjudice financier subi par l’ex-président du patronat, tombé en disgrâce.

MDB/mn/APA
24-11-2006

L'ancien ministre, Elhadj Fodé Soumah, inculpé pour détournement de deniers publics


L'ancien ministre guinéen de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Elhadj Fodé Soumah vient d'être inculpé par le Tribunal de Première Instance de Kaloum pour détournement de deniers publics et placé sous contrôle judiciaire a annoncé hier la radio nationale.

Cette inculpation fait suite à celle du Président du Conseil National du Patronat Guinéen, et PDG du groupe Futurelec, Elhadj Mamadou Sylla, poursuivi pour une affaire de 16 milliards de francs guinéens.

M. Sylla avait bénéficié d'un découvert bancaire auprès de la banque centrale de la république de Guinée (BCRG), il y a de cela près de 4 ans.

L'ancien ministre de la Jeunesse était au moment des faits, vice gouverneur de la BCRG.

Dans le cadre de cette même affaire l'ancien gouverneur de la BCRG, Ibrahima Chérif Bah, ainsi qu'un ancien ministre de l'Economie et des Finances, Cheick Amadou Camara ont été entendus, en tant que témoins, la semaine dernière par le juge chargé d'instruire le dossier, Mamady Diawara.

Elhadj Mamadou Sylla a été placé sous contrôle judiciaire en octobre et des charges portant sur l'émission de chèques sans provision, complicité de détournement de fonds au préjudice de la Banque centrale de Guinée, pèse désormais sur lui.

L'ancien ministre de la Jeunesse sera de nouveau devant le juge d'instruction lundi prochain, selon des sources proches du Tribunal de Première Instance de Kaloum, afin de déterminer « les circonstances d'ouverture des deux comptes qui ont permis de sortir ces fonds ».

Un différend portant sur un montant de 22,5 millions de dollars américains l'oppose à l'Etat guinéen au président du groupe Futurelec.

Deux maisons d'audit ont été chargées de faire la lumière sur cette affaire, afin de déterminer le niveau des créances croisées entre les deux parties suite à des transactions commerciales réalisées entre 2000 et 2003, et dont l'essentiel portait uniquement sur des véhicules et du matériel militaire livré au gouvernement guinéen.
 
Guineatime 20/11/2006

 Session budgétaire 2007 : Le gouvernement interpellé
(Aminata 09/10/2006)

Faute d’avoir le budget de l’année 2007 sur leur table, les élus du peuple, à travers la conférence des Présidents des commissions parlementaires tenue cette semaine, ont décidé d’interpeller certains membres du gouvernement sur des questions d’actualité.

Les parlementaires trouvent inexplicable le silence de certains Ministres sur le fonctionnement de leur département sur le terrain. C’est le cas notamment des ministres de l’Education Nationale, à la veille de l’ouverture des classes, de celui des Travaux publics, des Finances et du Gouverneur de la Banque Centrale.
.
Les députés tiendront ce lundi 9 octobre 2006, une plénière consacrée exclusivement à l’interpellation des chefs des départements cités ci-haut.

Il est reproché à Dr Tidiane Souaré de l’Enseignement supérieur, de Dr Bhoye Barry du Secondaire et de Kiridi Bangoura du Professionnel de n’avoir pas suffisamment pris du sérieux dans la préparation de la nouvelle entrée scolaire. Ils expliquent entre autres, le manque crucial de moyens de transport pour les élèves, l’insuffisance des infrastructures d’accueil. Tenez, pour 32000 admis au BAC 2, 10000 sont prévus pour les Universités et 22000 pour les Ecoles professionnelles.

Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. Il sera question d’interroger les Ministres sur le niveau d’avancement des enquêtes concernant les évènements du 12 juin qui ont coûté la vie à un nombre important d’élèves.

Quand au ministre des TP, déjà, les députés ressortissants de la Forêt ont déposé un rapport réquisitoire sur l’état pitoyable du réseau routier de cette région. Il sera question pour Dr Bana Sidibé d’expliquer aux représentants du peuple comment il a utilisé le budget de son département dans l’entretien du réseau routier national et particulièrement d’éclaircir leur lanterne sur la gestion des fonds débloqués pour la réfection de la route de N’Zérékoré. Actuellement, rappellent les députés, la Forêt est coupée du reste du pays, à cause de la dégradation avancée de cette route.

Madikaba Camara des Finances et le Gouverneur Alkaly Mohamed Daffé s’expliqueront eux sur l’affaire qui oppose l’Etat à Elhadj Mamadou Sylla, et qui défraie la chronique. Les députés entendent demander des comptes à ces deux hauts commis de l’Etat en charge des finances publiques.

Rappelons qu'aucun des engagements pris par le Gouvernement lors de la dernière session du budget 2006, en matière de gestion macroéconomique ou de la réduction de la pauvreté en Guinée n'a été respecté. Toute chose qui irrite le Guinéen moyen qui croupit sous l'effet de la pauvreté.

Les parlementaires, à leur tête le Président de l’Assemblée Nationale, Aboubacar Somparé, n’entendent plus rester les bras croisés et observer la descente aux enfers du pays. Une situation créée de toute pièce par la mal-gouvernance, l’impunité et le détournement des deniers publics. Seront-ils entendus ? Attendons de voir.

Depuis Conakry, Diarouga Baldé,
Correspondant Permanent d’aminata.com

 
Lutte contre l’inflation du franc guinéen : Le ministre Kazaliou promet de frapper dur
(Le Diplomate Guinée 06/09/2006)


Après moult tentatives de freiner la dégringolade de sa monnaie, le gouvernement guinéen n’arrive toujours pas à trouver la bonne solution. C’est pourquoi après les multiples rencontres qu’il a eues avec les opérateurs économiques et autres acteurs des secteurs vitaux de la nation, le ministre du commerce, de l’industrie, des petites et moyennes entreprises entend désormais passer à la vitesse supérieure.

En effet, le ministre Kazaliou Baldé envisage désormais d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne qui s’évertuerait dans le sabotage du franc guinéen. La mesure du ministre Baldé vise notamment cette foultitude de cambistes qui arpentent les rues de Conakry à longtemps de journées en quête, soit de la monnaie locale, soit de la devise étrangère. Une activité qu’on croit, somme toute, être à la base de la chute vertigineuse que subit aujourd’hui le franc guinéen.

Entraînant du coup la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens à travers une flambée des prix qui n’épargne aucun marché du pays. Tenez, un sac de riz de 50 kg coûte entre 120 et 150 mille francs guinéens. Une variation qui suit, selon toute vraisemblance, l’humeur et les liens qui unissent le client au commerçant. Il faut surtout retenir que relever le niveau du franc guinéen est l’une des kyrielles des exigences de l’union européenne préalables à toute aide au pays de Lansana Conté.

Une tâche pas très facile pour celui qui sait que l’inflation de lav monnaie locale de ce pays n’est pas seulement due aux seules activités des cambistes.

Car, les spécialistes des finances pointent aussi un doigt accusateur sur le fait que la Guinée n’exporte presque plus rien et les revenus du peu qu’elle exporte sont placés dans les paradis fiscaux ailleurs. Ça, on en parle peu ou presque pas. Alors pour l’homme de la rue, la mesure du gouvernement ne saurait s’apparenter qu’à une simple opération ‘’tape à l’œil’’, ou, tout au moins, un feu de paille. Mais, comme le dirait l’autre, attendons de voir. Car tout fini aux pieds de celui qui vit longtemps.


Amadou Makissa Diallo

Un ministre dénonce "les tares" de l'Etat en économie
(Les Echos 12/08/2006)


Le ministre guinéen du Commerce, de l'Industrie et des Petites et moyennes entreprises, Kazaliou Baldé a dénoncé jeudi, "l'irresponsabilité et les tares" de l'Etat dans "l'inflation démesurée" qui prévaut actuellement en Guinée.
Le taux officiel de l'inflation du franc guinéen est de plus de 40%. Un euro est changé à 66.000 francs guinéens.

Selon M. Baldé, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec des opérateurs économiques à Conakry, l'Etat guinéen est devenu un "catalyseur de la pagaille et du désordre" ayant provoqué la détérioration du franc guinéen face aux devises.

"Comment voulez-vous autrement, que des gens sortent avec des valises pleines de devises et parfois même avec du diamant", s'est interrogé le ministre du Commerce, qui a prévenu que la récente interdiction faite aux sociétés de facturer leurs prestations en devises est la première d'une série de mesures envisagées par le gouvernement.

Pour le ministre guinéen du Commerce, le système bancaire guinéen "est un acteur défavorable" du développement économique en raison des prélèvements élevés qu'il pratique sur les importateurs qui finissent par se tourner vers le marché noir pour se procurer les devises.

Dénonçant par ailleurs l'incapacité de la Banque centrale à approvisionner les importateurs en devises, M. Baldé a aussi fustigé l'attitude des opérateurs économiques qui, a-t-il dit, profitent du laisser-aller qui prévaut dans le système monétaire guinéen pour faire une augmentation anarchique des prix sur le marché.

Selon le ministre qui a annoncé pour les semaines à venir, des mesures destinées à stabiliser le taux de change et à réhabiliter les réserves en devises du pays, cette attitude est de nature à inciter les opérateurs économiques étrangers à ne pas respecter les règles guinéennes.


GUINÉE - 10 août 2006 - PANAPRESS


RADIOS LIBRES – Quelque chose va changer
(JMJ Newsroom/Guinee actualites 17/07/2006)


C'est désormais officiel, les radios privées vont opérer dans les six prochains mois sur le territoire national guinéen. En tout cas, après la signature de l'arrêté d'agréments attribués aux radios FM Nostalgie, FM Soleil et FM Liberté le lundi dernier par ministre de l'information, une cérémonie de remise officielle est programmée dans la journée de ce 17 juillet 2006, Eh SVP, dans les locaux de la nouvelle RTG sis au quartier Koloma.


La cérémonie qui aura un caractère solennel se déroulera en présence d’invités de marque comprenant les membres du gouvernement, du conseil national de la communication et des institutions républicaines, ainsi que des diplomates accrédités auprès de notre pays.

Le ministre de l'information Aboubacar Sylla compte également mettre à profit cette cérémonie pour officialiser le déménagement des travailleurs de la RTG dans leur nouvelle maison, qu’il tient à accélérer. Signalons qu’après cette cérémonie, la balle sera dans le camp du département des postes et télécommunications, pour l'attribution des fréquences. Et les premières radios vont résonner au plus tard en janvier 2007. A suivre.

Kerfalla Kourouma
C'est désormais officiel, les radios privées vont opérer dans les six prochains mois sur le territoire national guinéen. En tout cas, après la signature de l'arrêté d'agréments attribués aux radios FM Nostalgie, FM Soleil et FM Liberté le lundi dernier par ministre de l'information, une cérémonie de remise officielle est programmée dans la journée de ce 17 juillet 2006, Eh SVP, dans les locaux de la nouvelle RTG sis au quartier Koloma.


La cérémonie qui aura un caractère solennel se déroulera en présence d’invités de marque comprenant les membres du gouvernement, du conseil national de la communication et des institutions républicaines, ainsi que des diplomates accrédités auprès de notre pays.

Le ministre de l'information Aboubacar Sylla compte également mettre à profit cette cérémonie pour officialiser le déménagement des travailleurs de la RTG dans leur nouvelle maison, qu’il tient à accélérer. Signalons qu’après cette cérémonie, la balle sera dans le camp du département des postes et télécommunications, pour l'attribution des fréquences. Et les premières radios vont résonner au plus tard en janvier 2007. A suivre.

Kerfalla Kourouma

L’Euro à 7500 FG : les prix toujours à la hausse au marché
(Kaba Bachir 24/08/2006)


La monnaie guinéenne continue sa course inéluctable après le ballet médiatique du ministre du commerce, des petites et moyennes entreprises. Ce jeudi 24 août, l’euro se négocie au marché noir à 7500 FG, loin des 6500 FG qui avaient été réclamés par Kazaliou Baldé. Parallèlement, les prix des denrées sur le marché continue de grimper inexorablement.

Au marché de Taouyah, le kilo de riz importé est de 4000 FG alors que le kilo de riz importé peut s’acquérir à 3500 Fg. Le poisson lui se raréfie, confirmation obtenue depuis quelques jours auprès de la confédération nationale des pêcheurs artisanaux. Avec 1000 Fg vous aurez un maigre poisson au marché de Koloma.

L’huile rouge est presque introuvable vu son prix ( 70 000 Fg au marché aviation en dehors des jeudis). Une tomate moyenne se vend 500 FG à Dixinn contre 700 FG au carrefour de Bambéto. L’oignon varie de 300 Fg à 600 FG. Un œuf cuit ou cru est vendu à 600 Fg alors que la miche de pain local (Tapa-lapa) revient à 1000 Fg. Qui dit mieux ?

Aujourd’hui on se demanderait bien comment les Guinéens parviennent à joindre les deux bouts ? « Par la corruption » que nos compatriotes appellent la « débrouillardise » ou les « affaires ». C’est le constat d’un père de famille en service au ministère du tourisme. Pour lui il n’y a pas de honte à reconnaître que la corruption gangrène le pays des pieds à la tête.

Où sont donc passés les tonnages de riz promis par le gouvernement à 85 000 Fg pour la population de Conakry ? C’est à Matam qu’il faut fouiller les magasins. Hélas levez-vous de bonne heure ou majorez votre montant de quinze mille (15 000 Fg) comme prix de cigarette pour les distributeurs de ce riz de sacrifice. Car c’est un simple sacrifice que les autorités font à quelques « nécessiteux ». Ailleurs le sac de riz est reconnu être vendu entre 120 000 et 140000 Fg.

Alsény Sylla correspondant Kabanews Conakry
Date:2006-08-24 08:55:22

Administration du blog - Signaler un abus - PlaneteAfrique Espaces perso - 2010