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Bonjour
Corinne, votre nom et votre site (www.africaquiz.com) sont maintenant
associés à toute recherche sur les quiz en Afrique. D'où vous est venue
l'idée d'un site spécialisé dans les quiz sur l'Afrique ?
Je souhaitais depuis longtemps travailler pour la presse panafricaine.
N'ayant aucune expérience ni formation en journalisme, j'ai proposé, non pas
des quiz, mais des mots-croisés sur l'Afrique. J'ai toujours aimé les jeux
et lorsque j'étais jeune, je passais des heures à remplir des grilles de
mots fléchés.
J'ai conçu, en 1990, un jeu de plateau de questions/réponses sur l'Afrique
du type Trivial Pursuit pour lequel je cherche toujours un éditeur !
Ces grilles de mots-croisés (mots fléchés et autres jeux de mots) sont
parues dans les magazines suivants :
- Africultures - Afrique Education - Alternatives Africaines - Agora Script (spécialisé sur le cinéma africain) - Nouvelles congolaises - Afrique Passion
Un projet d'édition d'un livre de jeux de mots sur l'Afrique avait été
sérieusement envisagé avec Africultures (l'Harmattan) en 2000.
Lorsque Internet a pris de l'ampleur, j'ai, bien entendu, proposé mes jeux à
certains sites spécialisés sur l'Afrique.
Puis, il m'a semblé tout naturel de mettre en ligne mon propre site web,
d'où la naissance d'Africaquiz en 2000 et, en 2003, l'ajout d'une section "Africaquiz
jeunesse".
Africaquiz ("pour tester et enrichir ses connaissances sur l'Afrique"),
seul
site du genre dans le monde francophone, compte aujourd'hui 5.000 visiteurs
uniques par mois et propose, notamment, un quiz hebdomadaire chaque lundi
matin sur un pays ou un thème spécifique(1).
L'une de mes satisfactions est de voir jouer les "habitués" dès la mise en
ligne du "quiz hebdo" le lundi matin, et ce depuis plusieurs années.
Vous devez bien connaître l'Afrique ? Y avez vous séjourné ? Qu'en avez
vous retenu ?
Le Sénégal est le seul pays que je connaisse en Afrique subsaharienne. J'y
ai séjourné quatre fois entre 1985 et 2002.
En 1986, 1989 et 2002, il s'agissait de séjours touristiques d'une dizaine
de jours.
En 1998, j'ai été hébergée chez une famille dakaroise, en plein centre
ville. Mon but alors était de trouver des sujets d'articles à proposer à la
presse spécialisée. Je me suis ainsi rendue à quelques conférences de presse
sur des sujets aussi divers que le financement du théâtre Daniel Sorano où
les droits de l'homme en Casamance. Travaillant depuis longtemps pour
Afrique Education, un article sur l'Ecopole a été publié par ce mensuel. Par
ailleurs, Afrique Passion, magazine qui n'existe plus aujourd'hui, m'avait
commandé un article sur les cauris. Les autres textes ont été intégrés au
site Africaquiz.
Dakar est une ville bruyante, polluée, fatigante, surtout pour un touriste
européen, mais j'aime cette ville et j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à
la retrouver. Au fil des années, cependant, j'ai eu une vision plus critique
de l'"accueil" des Européens au Sénégal à en particulier à Dakar ; sans
doute aussi que ma patience s'est émoussée avec l'âge !
Dakar, avec son éclairage aléatoire, ses trottoirs envahis par le sable, ses
bus bondés, ses vendeurs de journaux aux quatre coins des rues, ses "jaunes
et noirs" klaxonnant à tout va, Sandaga, les vendeurs de cauris, les
vendeuses de bissap et l'odeur du thiuraye ... J'y retournerai !
J'ai visité Saint-Louis en 1986, c'est vieux. J'ai le souvenir d'une ville
délabrée, désoeuvrée, laissée à l'abandon. Il paraît que ça a bien changé.
La Casamance et Ziguinchor en particulier m'ont laissé un très beau
souvenir.
Vous vivez à Nice, le contact avec l'Afrique est-il conservé ? Comment
?
Le contact avec l'Afrique, en dehors d'Internet, est peu conservé à l'heure
actuelle. Il y a quelques années, j'avais en effet des contacts locaux
notamment dans le domaine cinématographique (festival annuel du cinéma
africain à Nice) et musical, d'où la parution d'un article dans "Le disque
africain".
"Histoires lointaines" est un livre d'histoire que vous avez écrit. De
quoi parle t-il ? Comment peut-on se le procurer ?
"Histoires lointaines" est un recueil d'histoires courtes pour enfants.
L'influence de l'Afrique y est présente notamment dans "Les masques" ou "Un
dimanche à Ngor" et "La fièvre de Fatou" qui en fait a été conçu à l'origine
comme un jeu de piste. Ce livre a, pour l'instant, fait l'objet d'une
diffusion confidentielle. Il suffit de m'écrire pour en obtenir un
exemplaire. Je cherche bien entendu un éditeur.
Et qu'en est-il de "Ecrits" (1982-2002) et de "La sieste" (2004) ?
"Ecrits" et "La sieste" sont des textes plus ou moins poétiques qui
pourraient faire l'objet d'un recueil unique. Aucune parution n'est prévue
actuellement. Certains textes pourraient servir d'illustration à un livre de
photos.
D'où vous vient votre technique et votre inspiration photographique ?
L'Afrique y est-elle pour quelque chose dans l'intensité de vos couleurs ?
Non, l'Afrique n'y est pour rien ! Ce qui m'intéresse, ce sont des couleurs
nuancées, des tons sur tons. Il est vrai que certaines photos récentes du
Sénégal ou du sud de la France sont fortes en couleurs mais cela ne
correspond pas à ma recherche première.
Récemment, j'ai tenté de travailler différemment, d'avoir un autre regard
dans le but de proposer mes photos à des éditeurs de cartes postales. 2004 a
été en effet une année photographique avec de nouvelles photos, un intérêt
pour la région Provence-Côte d'Azur et une exposition à Nice. J'avais déjà
eu l'occasion d'exposer mes photos en 1985, 1986 et 1991 dans des centres
culturels.
Je m'intéresse à la lumière, à la matière, aux transparences.
Une photo comme "Gondoles" m'intéresse plus que "Bananier" par exemple même
si elle est moins "parfaite".
"Gondoles" |

"Bananier" |
Je ne suis pas une technicienne de la photo. Ce qui m'importe, c'est l'image
que j'ai devant les yeux, l'objectif n'étant qu'un outil pour la
retranscrire au plus près de la réalité. Je travaille donc en mode
semi-automatique depuis toujours. Les réglages ne m'intéressent pas s'il s'agit
de faire un effet. Il faudra tout de même que je m'y mette !
Je rêverais de parcourir les routes et de m'arrêter à chaque fois que le
grain d'un pan de mur m'attire ou que la lumière du soleil réchauffe le brun
de la terre sous un pied de vigne.
J'ai envie d'appuyer sur le déclencheur lorsque l'image que j'ai devant les
yeux ressemble à une peinture.
Je m'intéresse aux détails car j'ai envie de laisser le spectateur imaginer
la suite de la scène. L'image est une atmosphère, un lieu d'imagination.
C'est ce qui m'intéresse avant tout, raison pour laquelle elle doit me
donner envie de raconter une histoire.
La photo, l'écriture ... Finalement, c'est du cinéma !
Utilisez vous toujours votre premier Canon AE1 ?
J'ai eu cet appareil à l'âge de 16 ans et je l'ai utilisé jusqu'en juillet
2004 ! Malheureusement, il m'a lâchée depuis ...
Mon père, amateur de photo, m'avait offert ce Canon AE1, le "top" de chez
Canon à l'époque, alors qu'il avait lui-même un modèle similaire.
C'est sans doute le cadeau le plus important de ma vie, la première raison
pour laquelle je me suis mise à la photo, la seconde étant le succès des
photos de murs d'un photographe italien qui exposait dans une galerie que je
gardais lorsque j'étais étudiante à Paris.
1 - Africaquiz et PlaneteAfrique sont deux sites partenaires ayant édité le
premier Quiz Afrique. Africaquiz partage également toutes les semaines son
nouveau quiz disponible aussi sur le site PlaneteAfrique.
Corinne DERIOT-
PlaneteAfrique décembre 2004 |
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