Pour sortir de son embastillement et humer un peu de cet air libre, il n’a rien trouvé de plus intelligent que de se faire malade. Selon certaines sources, il aurait réussi son coup contre l’avis du médecin de Kollo. Le voilà, depuis quelques jours, interné à l’hôpital national de Niamey. Quand vient l’heure de le chercher pour le ramener au « gnouf », ses gardiens auraient buté au niet de deux responsables du centre hospitalier à savoir le Directeur Général et le médecin chef pour lesquels l’état de santé du « célébrissime » ne lui permet pas de regagner le « bercail ».
Et le sieur Alhassane Alkaly de voir son séjour carcéral prolongé dans un tout autre décor, celui de l’hôpital national de Niamey sous bonne garde et probablement sous « bonne compagnie ». Aux dernières nouvelles, les autorités hiérarchiques au parfum de l’affaire ne verraient aucun inconvénient. Il est tout simplement « fort » cet Alhassane Alkaly, à moins qu’il n’ait fait usage du « bon français » pour se tirer d’affaire. Pendant ce temps, ses 9 autres compagnons d’infortune continuent de « moisir » à Kollo. En attendant d’emprunter le même couloir que le sieur Alllassane Alkaly.
Qui est con ? Cette pratique qui consiste à se faire passer pour malade pour se substituer à la prison n’est pas une trouvaille du Directeur de Cabinet Adjoint de Djibo Salou. D’autres, bien avant lui, ont passé par ce subterfuge pour mener cette vie de « ni prison », « ni liberté », ou disons cette « demi-prison ». Vivement que les autorités prennent leurs responsabilités pour empêcher que ne se perpétue cette pratique qui ne fait que consacrer la prospérité de l’impunité dans notre pays.
Il est tout simplement inadmissible que le voleur de poules soit embastillé très souvent sans aucune forme de procès et que le détourneur des milliards bénéficie de tous les faveurs.
Article publié le vendredi 21 octobre 2011
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